‹ L'art étrusqueChapitre 253 sur 357 · Micnli, ^fvnunltnti ]tfr irrrlrr. |il. I,XX · texte numérisé non relu

Micnli, ^fvnunltnti ]tfr irrrlrr. |il. I,XX

LA PEINTURE

l'intention d'instituer un débat sur cette question obscure qui a mis aux prises tant de savants et à laquelle il faudrait consacrer un volume '.

Comme l'auteur d'une récente étude sur le banquet, M. Percy Gardner ', je pense que ce symbole n'est pas simple. Ou connaît la croyance antique à la continuité de l'existence par delà le tombeau : dans leur naïveté primitive les hommes s'imaginaient que le cadavre, comme le corps organisé, était sujet à des appétits et que comme lui il réclamait une nourriture. Cette croyance, fortement enracinée dans l'esprit des anciens, donna naissance à une cérémonie : on prit l'habitude d'ofirir aux défunts, lors des funérailles, un repas d'adieu, sorte de viatique, et de renouveler ce repas à périodes fixes : c'est ce que les Grecs appelaient les vsx.'JT-.y. '. D'un autre côté, cette même croyance devint le point de départ d'une manière particulière de concevoir les joies de l'autre vie : du moment que le cadavre avait des appétits, le bonheur, pour les morts, devait être de

1. Pour la bibliographie de la question, voir S. Eeinach, Manuel de philolor/ie, t. II, p. 71-72. Ajouter Aick. Zeilung, 1881, p. 27; 1882, p. 299 et suiv. £«;letino, 1879, p. 105 et sniv.

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