‹ L'art étrusqueChapitre 273 sur 357 · De Wiltc, >.'(«</< lur Its vaitf i>rinti, p. C5. De · texte numérisé non relu

De Wiltc, >.'(«</< lur Its vaitf i>rinti, p. C5. De

Umfpimt.Musc \ai,.J..n, /II, pi. LXXXVII.Î. Lciioriiiaiit. Ca-.rltf nrchitJniiùint, X^i^l , p. 1?7iOl. B.ayet et CollignoD, C> rnm'uiur ijrrc<iM. p. 76- 77. Le Louvre iKJssède plusieurs vases de ce type, dontquclqucs-UDC proviennent de la coUecticm Canipana ; ceux-ci mnlhcurcu»:mcnt ont été repeints A l'Iiuilc.

LA CERAMIgUE.

n'est }3as encore formée ; elle fait toutes sortes d'essais, va d'uu type à l'autre, varie les procédés de sa technique et de son ornementation, s'inspire des modèles les plus différents. Mais si elle n'a pas encore

Fîg. 299. — Combat naval sur nn vase peint de fabrique étrusque, trouvé à Cervétri. Gazelle archéolojigtie, 1881, pi. XXVIII.

Fig. 300. — La naissance de Minerve et la chasse de Calydon. Peintures sur un vase de fabrique étrusque, tronvi à Cervétri. Omette archéologique, 1881, pi. XXXII , XXXIII.

réussi à fixer définitivement ses principes de fabrication, ou voit cependant se dégager certains goûts particuliers qui ne tarderont pas à se développer, le goût des pâtes noires et celui des reliefs estampés. De là naît une céramique nouvelle, dont nous n'avons encore parlé qu'en passant, mais ([ui doit être étudiée de près, le bucrhero nero.

LAKT ETRUSQUE.

^2. LES VASES DE BUCCBEIiO NERO.

Ou désigne sous le nom de hucrliero nero ces vases de terre noire que l'on recueille par milliers dans les nécropoles toscanes et qui constituent ce qu'on pourrait appeler la céramique nationale de l'Etrurie '.

La technique en est encore imjiarfaitement connue. D'où vient la couleur de la pâte? Tient-elle à la nature de l'argile employée? Estce le résultat d'un mélange artificiel d'argile et de poussières minérales, ou bien encore l'effet d'une state de carburation de l'argile? Les analyses, faites à Sèvres par MM. Salvétat, Buisson et Bertliier ■, n'indiquent ]ias avec certitude si la composition est naturelle ou artificielle ; elles inouvent seulement que la pâte noire n'a pas été soumise à une haute température ; car elle contient encore environ 2 % de matière charlionneuse qui aurait été certainement brûlée ù la température moyenne d un four à poteries; cela est si vrai que, chauffée au feu d'un four de ce genre, elle devient rouge et perd 13 "„ de son poids. De tous les procédés de fabrication proposés jusqu'ici, le ]tlus simple et le plus pratique est celui qu'a expérimenté avec succès M. Klitsche de la Grange et qui lui a permis d'obtenir à son tour des vases noirs identiques à ceux de l'Etrurie '. Tout revient à une fumigation. On n'a pas besoin d'employer une argile spéciale; l'argile commune suffit. On la cuit au four comme celle des poteries ordinaires; seulement, après la cuisson, on leiiferme dans un récipient clos et là on l'expose longtem])S â une épaisse fumée. Celle-ci ]»énètro i)eu j\ peu k travers les pores de la jiâte, s'y incorpore et finit par la noircir dans toute son épaisseur. Ce système n'est pas on désaccord avec les expériences de Sèvres, puisqu'il n'oblige pas de soumettre la pâte déjà noire A l'épreuve du feu, qui aurait pour effet de consumer les par-

1. Lenormant, Gazrtlt archfiAogiqut, 1879, j). 98- 113j 1880, p. 1-18. AMrt, 1882. i>. 52 et 7«. Dumont et Chaplain, C.rnmiyMM, p. 186 et «uiv. Voir p. 187, note 3, les indications bibliographiques.

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