Ces poteries sont rares dans la nécropole
en latin (l'nnumtile, ['/•<] tpaltr, fnpitln. Mener- \ d'Orviéto, l'ancienne rii/»inii, détruite en ïiil av.
rn). Ces vases ont sans doute été importés du Latiumen Toscane (XotUie, 1887, p. \':<;MitlhriliingfM de Rome, II. p. 2:i'2). Dans Li mime localité on a découvert deux coupes, d'une technique analogue k celle des vase précédents, présentant un sujet
J.-C. Elles soDt très noml>reusesau contraire d.ans la Décro[>olc de Bolséna (^Vn1$inii Nuri), laquelle est postérieure A 2i'>l. Kocrte, .Inna/i, 1877, p. 95, im. Solizif, K087, p. 01.
LA CERAMIi,)UE.
même si dans bien des cas ils n'ont pas pris de ces modèles des surmoulages'? En tous cas, la plupart des formes se retrouvent presque identiques dans la vaisselle de bronze ou d'argent de répoipie grécoromaine, à Pompéi par exemple '.
L'ornementation, elle aussi, suppose un original métallique. Les
s?o-campauiens à vernis noir brillant et à reliefs. Gaietle archéolojUiU!, ISTO. ri. TI. Deniiis, I, pi. CXI, 16. lYoliHe, 1885, pi. X, 7.
vases les plus simples ont la panse lisse, avec des oves, des filets ou quelques cannelures verticales au pied ou au goulot (fig. 32(3, 327, 330) ; d'autres sont cannelés du haut jusqu'en bas, à l'exception du col et des anses. Mais le plus souvent à ces motifs simples s'ajoutent des reliefs plus historiés, des guirlandes de feuillage ou de fruits, des pal-
1. Gazette des Beaux-Arts, 1880, p. 11:!. Aiinali, ItiTi), p. 105. BuUdim, 1875, p. 100. i. Overbeck-Mau, Pompai, p. Hii.et suiv.
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mettes et surtout des masques, analogues î\ ceux qui i?ur les vases métalliques s'appliquent aux points d'attache des anses pour dissimuler les soudures (fig. o28-3o0). Tous ces reliefs sont imprimés avec un cachet à main libre soit directement sur le vase lui-même, soit à part et collés ensuite an moyen d'une couche de barbotine. Ce travail de raccord se fait avant l'application de la couverte noire vitrifiable. Parmi les pièces les plus remarquables on peut citer une magnifique amphore d'Orbétello, (]ui se trouve aujourd'hui au musée de Florence. ()u y remarque la plupart des ornements indiqués plus haut, les cannelures, les oves, les raies de cœur, la guirlande de feuillage et de fruits. Les anses sont i\ volutes avec rosaces et palmettes. Au milieu de la panse court une zone horizontale, bordée de perles, sur laquelle se détache en relief un groupe de figures décoratives (deux griffons attaquant un cerf; indéfiniment répété, obtenu sans doute à l'aide d'un cylindre cachet mobile sur un axe (fig. 331).
On pourrait être tenté de rapprocher ces poteries du hucchero nero, jiuisqu'elles sont, comme lui, noires et î\ reliefs. En réalité il y a lA deux groupes céramiques parfaitement distincts, qui n'ont rien de commun l'un avec l'autre et qu'il est impossible de relier. Ici la pâte est rouge et le noir n'est qu'à la surface ; li\, au contraire, la piite est noire dans toute son épaisseur : ici le vernis est brillant et î\ reflets métalliques; là cV-st plutôt un brunissage qu'une glaçure. Autant les formes du liHCchero neni sont lourdes et massives, autant celles que nous avons ici sont légères et sveltes. Le hucchero est chargé de reliefs d'un type conventionnel et archaïque, plus ou moins grossier ; ici le décor se compose de motifs gracieux, jetés avec goût, qui font l'effet d'une ciselure délicate.
L'origine de cette i)oterie nouvelle n'est pas en Etrurio, mais en CJampanie. C'est là que la fabrication paraît en avoir pris naissance; c'est là aussi qu'on en trouve le plus. Les principaux ateliers étaient sans (Itmlc à ('unies et dans les environs '. Ce que nous savons des rapports df l'Étrurie et de la Canqiaiiie au troisième siècle explique
1. liircli, .liicieB* pi-ticry, p. 41.1 et suiv. (i;i- 1 7'if, Ii*70, p. 3K et aiiiv. IL-iyct et CoUigiimi, O r-onuimiii, .liiiirt/i, 1872, p. ^84. (lazellr archrolix/i- \ mii/uc gitei/iir^ p. 844 et siiiv.
LA CERAMKiUE.
suffisamment la diffusion de cette céramique à travers la Toscane. Je serais donc porté à considérer une grande partie des vases à vernis noir trouvés au nord du Tibre comme des importations. Quelques-uns cependant sont des imitations étrusques, du moins à en juger d'après leur facture peu soignée et la mauvaise qualité du vernis, qui s'écaille facilement, toutes choses qui se'mblent indiquer une oeuvre de contrefaçon '. On peut même dire qu'il y avait à Tarquinii, à Vulsinii et à Volaterrœ des ateliers fabriquant des vases à vernis noir sur le modèle de ceux de la Campanie ". Ainsi s'explique le nom de poteries êtruscocampaniennes qyi on donne à cette catégorie de poteries.
On trouve quelquefois dans les tombes étrusques du troisième siècle des plats avec renflement hémisphérique au centre de la cuvette, du type de ce qu'on appelle la i»hiale à ombilic, type très ancien et qui dérive d^un genre de patère métallique commun en Grèce et en Etrurie''. Ces j^hiales sont, comme les vases décrits plus haut, en terre rouge, couverte entièrement d'un vernis noir In-illant. 8i nous les mettons î\ part, c'est qu'elles présentent une ornementation d'un caractère spécial. Celle-ci se compose de reliefs estampés symétriciuement au fond de la cuvette et tournant autour du renflement central, suivant une disposition familière à l'art oriental, que l'on observe sur les coupes phéniciennes de Cervétri et de Palestrina '. Elle se réduit parfois à quatre tiges de feuillage, comme sur un plat d'Orbétello '; mais le plus souvent elle
Fig. 331. — Amphore d'Orbétello, à vernis noir brillant. Musée de Florence. .Votiiie, 1885, pi. X, C. Hauteur, 0"",48. •
J . liallrtino, 1885, p. 40, 41 , iQi.Xothie, 1887,p. !) 1 .
3. Gazette archéoloffique, 1879, p. 4(î. Aotizie, 1887, p. 91.
3. Ce genre de patéres paraît pour la première fois en Étrurie à la fin du septième siècle : il y
en a plusieurs exemples dans le mobilier de la tombe Regulini-Galassi et de la tombe (kl Bnce A. Vétulonia.