‹ L'art étrusqueChapitre 3 sur 357 · Cicéron, dt Divin,, II, 23. I · texte numérisé non relu

Cicéron, dt Divin,, II, 23. I

LAKT ÉTRUSQUE.

s'expliquent les progris de leur puissance. Grâce à luniou plus ou moins étroite de leurs trilms confédérées, au milieu de la Péninsule peuplée de races diverses, éparpillées au hasard et sans cohésion les unes avec les autres, ils ont pu asseoir une domination solide, prendre conscience de leur force et de leur génie, développer librement leur civilisation et laisser le renom d'un grand peuple.

Leur souvenir est resté attaché au pays où s'était concentrée leur activité et où se retrouvent tant de monuments, murailles, tombeaux, inscriptions, témoins de leur prospérité séculaire. Ce pays s'est appelé et s'appelle encore l'Etrurie ou, de leur autre nom Tusd, la Toscane. La chose est si naturelle qu'il serait inutile d'en faire la remarque, s'il n'était nécessaire de détruire une erreur que la persistance de ces dénominations a peu à peu accréditée. On croit communément ou du moins on parle souvent comme si l'on croyait que la race étrusque tout entière était cantonnée entre le Tibre et l'Arno. Or il s'en faut de beaucoup qu'il en ait été ainsi. LEtrurie des anciens, la Toscane des modernes ne représentent qu'une partie du territoire jadis occupé par les Etrusques. I>e nicme qu'il y avait des Grecs en dehors de la Grèce, de même il y a eu des Étrusques en dehors de l'Etrurie.

Il est jmiuvé, par exemple, (pi une traction de la race a vécu dans le bassin du l'ô. Plusieurs villes situées au nord de l'Apennin avaient été fondées i)ar des Etrusques, Fclsina ' (aujourd'hui Bologne), Mdnttia ', dont le nom d'ailleurs dérive de celui d une divinité toscane Mantun, Atn'a ' et /^piiia \ à rcmbducliure du 1V>. Tite-Live, qui était de Padouc, et dont le témoignage par conséquent est ici fort important, dit que Mutina (Modène) et J^nniia (Parme) étaient bâties sur un territoire où les Etrusques avaient anciennement séjourné . Ailleurs il ra]i|)elle que tout le ]>ays com|»ris entre les .\lpes et l'Apennin leur a apj)artenu ' et (pie leurs trilms se .sont ré]iaudues jusque dans la Kliétic '. L'estuaire du 1V>, ipii n était qu un iinuicnsc niaré-

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