‹ L'art étrusqueChapitre 307 sur 357 · Zannoni, Scari, pi. LXXX · texte numérisé non relu

Zannoni, Scari, pi. LXXX

2. Voici les |irincipaux sujets : la nai'^sancc de Minerve ; la naissance de Matii ; Pandore et Tromithée ; Hercule étouffant les ser|icnts ; Hercule combattant les Amazones ; Hercule et le lion de Ncméc ; l'apothéose d'Hercule ; les noces d'Hercule et d'HéW; Apollon et Marsjas ; Uellérophon et Pégase ; Pcrsée présentant la tète de Méduse; Perséc et le» Orées ; Persée délivrant Andromède ; PoUux encbainant Amycos, le roi des Bébryccs ; PAris et les trois déesses; mort de Troïlos ; Thétis

apportint les armes d'Achille; Achille égorgeant les prisonniers troycns ; scènes de toilette ; scènes bachiques.

:i. L'une, la ciste Pasinati, montre le combat il'Enéc contre Tnmus, la réconciliation d'Ënéc avec Latinus et son mariage arec Larinie (.lriii>i> /.•,1(((!4, p. :i:.G; .)/,.»w»i<»(;, VIII. pi. VII-VIII). L'autre présente une scène de triomphe dont lo sens n'est pas bien déterminé (.VuHnmfNfi, X, pi. XXIX.1

LA METALLURGIE.

valeur inégale. Quelques-nus sout très beaux. Je citerai eu particulier ceux de la fameuse ^

ciste Ficoroni au musée Kirclier représentant l'arrivée des Argonautes dans le pays des Bébryces ' . Le roi Amycos ayant eu la prétention d'interdire aux héros de l'expédition de faire sur son territoire leurs provisions d'eau, Pollux lutte avec lui, le bat et finit par l'attacher à un arbre, tandis que ses compagnons, libres de débarquer à leur aise, s'empressent de courir aux fontaines. L'ensemble du tableau est composé avec une grande habileté; le dessin est d'une correction , la gravure d'une délicatesse, le style d'une pureté qui trahissent la main, sinon d'un rig. 3 artiste grec, du moins d'un artiste italien élevé à l'école des meilleurs maîtres de la Grèce. Cet artiste a signé son oeuvre Novios Plautios med Bornai fecid. Ce

Les Argonautes au pays des Bébryces. Ciste Ficoroni, au musée Kircher. Au 1/5.

J. 0. Jalm, Die Ficoronische Clsta,

ABT BTBOSQUE.

Plautios était peut-être, suivant une conjecture de Morumseu, un Canipauien travaillant à Rome'. Do pareilles pièces sont tout à fait exceptionnelles. Le plus généralement les graffites sont tracés d'une main lourde, par des graveurs qui ne sont pas maîtres de leur lairiu et font les plus bizarres incorrections de dessin. Les i^ersounages sont quelquefois de véritables caricatures. Il est visible que l'on est presque toujours en présence d'œuvres d'industrie courante, faites à la hâte et avec une espèce dindifférence mécanique. L'ouvrier ne conçoit pas le sujet de lui-même. Il a comme des cahiers de modèles iiîi il puise au hasard. Il prend la première scène qui s'oH're à ses yeux et la copie tant bien que mal. Si elle est trop étendue pour la surftice du bronze qu'il a à couvrir, il la mutile en supprimant des personnages nécessaires ; si au contraire elle est trop courte, il y ajoute des figures quelconques, qui n'ont aucun rapport avec le sujet principal et ne sont là que pour prendre de la place. Les sujets d'ailleurs ne l'intéressent pas en eux-mêmes : aussi s'inquiète-t-il fort peu de la précision des détails. « Les personnages et même un grand nombre de divinités sont représentés sans les attriliuts qui les caractérisent; aussi une même scène pourrait-elle quelquefois s'expliiiuer de plusieurs manières. Sur une ciste représentant le jugement de Paris", Paris ne tient pas la pomme dans la main et Vénus est représentée avec un voile qui lui donne plutôt l'air d'une matrone romaine que de la déesse de la beauté '. » Voici un autre exemple emprunté A une ciste où figurent plusieurs divinités ' : « Les noms sont inscrits au-dessus de la tête de chacune d'elles; il n'y a donc \>ns d'erreur jtossible : Hercule est représenté sous les traits d'un jeune honnne, sans massue; le vêtement qui couvre ses épaules peut être aussi l)ien une simple chiamyde <iue la peau de lirm. .lni>itcr est vêtu seulement d'un ]ia]iium, sans foudre, sans couronne, sans aucun attribut qui ituissi- servir i\ le distinguer d'un mortel. Jnnon est couverte d'une tunique et d'un pépl«>s. Mercure est la seule divinité qui ait un altrilml ; il purte entre les

1. Momm!-cn, L'iilrrilal. Diat., p. 283. j .'i. Fcrniquc, Kiwlr >»r l'niiftir, p. I.'i

2. Mmumtnfi, YIII, pi. XXIX-XXXI. | 4. Moniimrnti, VITII, pi. LIV.

LA METALLURGIE.

mains une balance ; encore n'a-t-il ni le pétase, ni les clianssnres ailées, ni le caducée '. »

Les graffites étaient certainement tracés sur la feuille de bronze avant qu'elle reçvit la forme d'une boite. La manière dont les figures sont groupées sur le cylindre, le choix de ces figures, qui sont eu

Fig. 371. — Poignée de ciste, ilonumenii, TIII. pi. SXXI. Hauteur, 0'",15

général peu propres à décorer une surface ronde, indiquent qu'elles ont été dessinées d'abord sur une surface plane '. Les feuilles de bronze étaient ainsi préparées dans des ateliers tout à fait indépendants de ceux où l'on fabriquait les cistes. Peut-être y a-t-il lieu de se demander si quelques-unes n'étaient pas apportées à Préneste toutes gravées, venant, par exemple, d'ateliers campaniens : la question se pose pour les plus belles d'entre elles, comme celles de la ciste Ficoroiii. Quoi qu'il

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