‹ L'art étrusqueChapitre 309 sur 357 · Annnli, 1861, p. n:i(i · texte numérisé non relu

Annnli, 1861, p. n:i(i

2. ColIcctiOD Barbcrini. Fcrniquc, Éludf mr PrrMtte, p. 189, n.

LA METALLURGIE. 541

un masque de Méduse, un lion passant, un griflbn aux ailes ouvertes, une ou plusieurs Harpies , deux ou trois génies ailés , agenouillés , tenant un strigile et s'essuyant les cheveux, un groupe bacliique, etc. Les poignées se composent, elles aussi, de figurines : un groupe bachique de trois personnages se tenant par les épaules ; un groupe de lutteurs ; un Satyre et une nymphe ; un Bacchus appuyé sur l'épaule d'un Faune; un guerrier relevant un blessé; deux génies ailés ou deux guerriers portant un mort; deux génies ailés, l'un masculin, l'autre féminin, se tendant la main ; une femme nue rejetée eu arrière et s'arc-boutant des pieds et des mains dans une posture de saltimbanque, tels sont les sujets de ces figurines. La plupart de ces sujets se répètent plusieurs fois avec des variantes insignifiantes. Il est probable que les atehers qui les fabriquaient disposaient d'un petit nombre de moules et qu'il eu était des épi'euves de ces moules comme de celles que tiraient de leurs moules en terre cuite les céramistes de ïanagra : les unes restaient telles quelles ; d'autres étaient retouchées après coup et plus soignées. Il semble même que, comme pour les terres cuites , les têtes, les bras et les attributs aient été ajustés à part. Car ou rencontre des groupes identiques qui présentent pour un personnage des têtes difiérentes : c'est le cas pour les poignées de la ciste Ficoroui et de la ciste Napoléon III du Louvre ' .

La plupart de ces figurines sont d'un art différent de celui des graffites et sont apparentées de très près aux petits bronzes étrusques. Non seulement on y retrouve ce style lourd, cette rudesse un peu archaïque qui caractérise les statuettes de bronze que nous avons étudiées plus haut, mais plusieurs nous sont connues par des variantes recueillies dans l'Etrurie propre. Il est vraisemblaljle que les fabricants de cistes avaient, pour les poignées et les appendices historiés, des ouvriers étrusques ou tout au moins des moules étrusques. Du reste, l'emploi de ces appendices en quelque sorte animés est, nous l'avons déjà remarqué, un des caractères particuliers de l'ornementation étrusque.

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