‹ L'art étrusqueChapitre 311 sur 357 · I. Gerhard, ffr. SpIrfftI, f\. XCVIII. XCIX · texte numérisé non relu

I. Gerhard, ffr. SpIrfftI, f\. XCVIII. XCIX

i. Les fijfurcs désignées par le nom de A/im pa-

raissent appartenir au cortèpc di' Vénus (Schippke, lie SpfCulUtlriisrli pnrlirula, I),

3. Helbig a signalé un miroir dont la gravure reproduit la .-cène peinte par Eiékias, le jeu d'AchUle et d'Ajax {MtllhtilunijrH (Uome), II. p. 117). C'ejt le seul exemple que l'on puisse encore citer d'un miroir copie .-nr un vase peint attiquc. Voir plus haut, p. T.'.l, fig. 109.

LA METALLURGIE.

tel est le beau miroir du musée de Berlin montrant la réunion de Bacchus (PIntphms) et de sa mère Sémélé [Semle) en présence d'Apollon

Fig. 374. — Bacchus retrouvant sa mère Sémélé, Miroir gravé du musée de Berlin. Gerlianl, Ef. '^pifj., pi. LSXXIII.

(Apidu) , miroir d'une délicates.«e charmante que l'on peut considérer comme un clief-d'œuvre de gravure (fig. -^74), et qui ne peut être que d'une main grecque '. Mais souvent le champ du miroir est com-

1. Sans doute les inscriptions en caractères étrus- | personnages indiquent une origine toscane. Mais 'lues et le.^ bijoux à bulles dont sont parés les | il se peut trùs bien que ces détails aient été ajou-

plètement rempli par des dessins ' : il est alors divisé en plusieurs registres par des bandes horizontales. Comme exemple de cette disposition, je citerai deux miroirs qui sont, l'un au Cabinet des médailles ù Paris, l'autre au Musée Britannique. Je les choisis à dessein , parce qu'ils comptent parmi les plus remarquables. Le miroir de Paris a deux rangs de sujets (fig. 375). Dans la partie supérieure du disque on voit Jupiter (Tùiia), armé de la foudre, assis sur un trône richement orné. Hercule {Hercle), armé de la massue et ayant la peau de lion sur le bras, présente à Jupiter un enfant nu, ailé, qui semble être l'Amour (Ejteur). A chaque angle de la composition est une déesse assise sur un trône; l'une, qui est derrière Jupiter, s'appelle Thahta: l'autre, derrière Hercule, s'appelle Turan. Ces deux noms sont indifféremment attriluu's à Vénus sur les monuments. Au centre de la seconde composition est Hélène {Elanai) vêtue d'un riche costume phrygien et assise sur un trône. Comme reine de l'ile de Leucé, elle accueille l'ombre d'Agauiemuon {Achmemrim) qui arrive, enveloppée d'im linceul, dans le séjour des bienheureux. Pîiris , ^lénélas, Ajax, assistent il l'entrevue en présence do plusieurs déesses ailées ou Lasas dont l'une s'appelle Méan et tend à Paris une couronne, dont l'autre {Lasa Thimnv) tient une tiole à parfums et une épingle à cheveux. A la naissance du manche est une troisième Las<i (Lasa Bacuneta) qui semble sortir du calice d'une Heur épanouie et tient aussi eu main une fiole et un stylet '.

Le miroir du Musée Britanni(iue représente, dans le registre principal, la rencontre d'Hélène et de Ménélas après la prise de Troie. Ménélas a saisi Hélène par les cheveux et s'apprête j\ la tuer : celle-ci se réfugie auprès du Palladium, qu'elle entoure de ses bras. Entre les deux époux la composition présente les personnages suivants, désignés jiar des inscriptions : Vénus (Titran), debout au second plan et draper

ti» apiÙ4 coup, comme il se peut aussi qn'un ouvrier grec, travaillant en Étnirie et pour des Étrus- ■|ucs, ait tenu & les indiquer. On a récemment trouvi à CivitA Caatcllnna un vase peint copié sur ce miroir. A'o/ùiV, 1887, ]>. 273.

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