‹ L'art étrusqueChapitre 312 sur 357 · Sur les miroirs qui ont beaucoup de figure» le · texte numérisé non relu

Sur les miroirs qui ont beaucoup de figure» le

fond est généralement pointillé, ce i|ui i<crmct de mieux détacher les personnages.

2. Ce miroir a été souvent étudié. Aminli, 1834, p. 211 ot suiv.; p. 188 et suiv. Chabouillct, Cnln- Imjiir. 3121.

LA METALLURGIE.

dans un manteau ; Tliétis, qui intervient pour sauver Hélène et saisit le

Fig. 3'5. — Apothéose d'Hercule ; Agamemnon reçu dans l'Ile de Lcucé. Miroir grave du Cabinet des médaille:!, Gerhard, Etr. fipUg., pi. CLXXXI.

bras (le Ménélas; Ajax {Aisas), qui regarde la scène avec indifférence adroite du Palladium ; enfin, derrière Ajax, Polyxène {PIndphsna), dont la présence, ainsi que celle de Thétis, est difficile à expliquer. Le re-

gistre supérieur est rempli par le quadrige de l'Aurore. En bas , à la naissance du manche, on voit Hercule, armé de la massue et d'un arc, accroupi dans un radeau flottant sur des amphores, et au-dessus duquel, avec deux bâtons, il a tendu comme voile la peau dn lion de Némée ' (fig. 376).

Ces miroirs se distinguent par la iiureté du dessin et la finesse de la gravure. On n'en compte pas beaucoup d'aussi beaux. En général les miroirs étrusques sont des œuvres d'industrie courante, d'une facture incorrecte et sur lesquels on peut faire des observations analogues à celles que nous a suggérées l'étude des cistes. Le dessin n'a jamais cette liberté qu'offrent jusque dans leurs incorrections les œuvres grecques les plus communes. C'est un dessin lourd, au trait toujours égal et dur, qui semble tracé k grands coups de burin. L'anatomie des corps est étrange, les membres sont disproportionnés, les attitudes bizarres, les visages déformés. Certaines méprises sont particulièrement instructives, parce qu'elles montrent bien jusqu'où allait la négligence des graveurs étrusques. Un miroir étrusque trouvé en Egypte " présente un personnage qui a la jwinte du sein marquée par un petit cercle sur le bras au lieu de l'avoir sur la poitrine, h II est probable que le graveur, après avoir déterminé (pielques points de repère pour exécuter fidèlement sa copie, a ouldié de s'y rapporter au cours de son travail et a tracé le profil de la poitrine et du bras sans voir que le sein était déjà marqué. 11 lui est arrivé .sans doute quelque chose d'analogue à ce qui arrive aux enfants, qui, s'imaginant calquer un dessin avec exactitude, ne s'aperçoivent pas que leur calque se déplace sous leurs doigts et continuent <\ tracer tout ce qui s'offre î\ la pointe du crayon \ )j De pareilles maladresses ne sont i)as rares.

Mais les maladresses, les erreurs, les contresens ne sont pas seulement dans le dessin. Les ouvriers avaient sous les yeux des cahiers de

1. Les motifs des repUtrca supérieur et inférieur ne retrouvent & cette m£me place sur ilautres miroir» (Gerhard, Kir. Sj,legel,i>\. CXLIX, CXCVI). — Ce miroir est étudié dans les Aimali, 18Ctï,p.n90 I t «niv.

'J. Ce n'est pou le i*eul miroir étrusque qui ait été trouri bon de TÉtrurie. M. Collignon en n

publié un proTcu.int de Bordeaux (RrriK atrh.o- /(«■/iV/iif, juin 1881 . l'I. X). M. Mylona^' en a signalé un autre ([u'ou lui a présenté comme ayant ità trouvé en GK-ce. M:us peut-itre e»l-il d'importation moderne ('KyT.iitjii; iaya\rji.afixr,. nouv. sér., 1883. 4' livraison, pi. XIII).

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