‹ L'art étrusqueChapitre 314 sur 357 · Bulletino, 1870, p. 16M · texte numérisé non relu

Bulletino, 1870, p. 16M

n. IJiilletino, 1875, p. 81. Kliigmann et Kocrtc, F-Iruit. Hpitytl, p. 11, pi. IV.

4. Miiniicl d'iirchcitl, tlriin/ue ri romaine, y, lu'.). KlUgniaDn et Kocrtc, Kir, SjtirfftI, p. 29, pi. XXIII. IKiUttinu, 1878, p. 110; 1871, p. 'JiiO.

LA METALLURGIE. 553

logique nouvelle, les découvertes se sont succédé sans interruption et d'année en année la série s'augmente. Elle ne sera jamais aussi abondante que celle que nous ont livrée les nécropoles toscanes, parce que les tombes grecques étaient en général moins fournies de mobilier funéraire que les caveaux étrusques, mais quelle qu'elle soit, elle suffira amplement, elle suffit déjà à montrer qu'ici comme en toutes choses les Étrusques ont fait œuvre de copistes. De même que leurs reliefs paraissent être des surmoulages ; de même leurs gravures doivent être des décalques plus ou moins fidèles.

Peut-être même avons-nous en Etrurie plus d'un miroir à graflites importé de la Grèce ou travaillé en Italie par un artiste grec. M. Benndorf a essayé de faire un départ entre les miroirs proprement étrusques et ceux que l'art hellénique serait en droit de revendiquer ' ; mais comme dans nue étude de ce genre on n'a guëi'e à faire valoir que des raisons de style et de sentiment, les conclusions demeurent toujours dans une certaine mesure problématiques.

Les miroirs-disques des Grecs étaient munis d'une poignée qui tantôt faisait corps avec le disque et était entourée d'un manchon d'ivoire', tantôt était soudée au disque et représentait une statuette, ordinairement une Vénus archaïque debout sur un socle, tenant une colombe à la main et surmontée de deux Amours volant de chaque côté au-dessus de sa tête'. Ces deux types de manches se retrouvent en Etrurie. Ainsi un miroir du Cabinet des médailles est monté sur une figurine représentant un génie féminin ailé, à demi drapé dans un manteau avec une colombe ou une pomme dans la main (l'objet n'est pas distinct) \ Un autre manche représente une Vénus sortant du bain, les jambes enveloppées dans une draperie, tenant de la main gauche un miroir et de la main droite s'arrangeant la coiffure '. Mais tandis qu'en Grèce la statuette peut se tenir debout, en Etrurie le plus souvent elle ne peut servir que de poignée, faute de socle. Celle du miroir

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