‹ L'art étrusqueChapitre 315 sur 357 · Gazelle archéologique, 1878, p. 87, pi. XVII · texte numérisé non relu

Gazelle archéologique, 1878, p. 87, pi. XVII

Aur ÉTRUSQUi:. 70

de Paris se termine à la partie inférieure par une tête de liélier. Du reste les manches de ce genre sont assez rares. Ce que les Etrusques préfèrent, c'est la poignée ordinaire, la tige faisant corps avec le disque.

Fig. 377. — nomulus et R^aa aUoiU'fl pnr la lonrc. Miroir <Ic fabrication latine troavt^ & Dolai^n Momim,nll. XI, |>l. III.

Tantôt cette tige est historiée et présente l'apparence d'une enfilade de cylindres superposés, A profil rectiligne, concave ou convexe, alternant avec des boules, le tout ciselé avec plus ou moins de soin, l'extrémité étant presque toujours une tête de hélier. Tantôt la tige n'est qu'un apfiendice hrut (|ui s'emmanchait dans une garniture de bois, d'os ou d'ivoire, analogue du reste, pour la forme des reliefs, i\ la

LA METALLURGIE.

poignée de bronze ciselée '. Au point de jonction du manche et du disque s'épanouissent des tiges de feuillage, des palmettes, des rosaces, quelquefois des têtes humaines".

Les miroirs gravés, comme les miroirs à reliefs ■', ne se montrent pas avant le troisième siècle. Ils sont surtout abondants dans les tombes appartenant au milieu du troisième siècle. Dans un caveau d'Orviéto, qui, d'après les monnaies qu'il contenait, paraît avoir servi pendant deux générations, entre les années 240 et 217 avant J.-C, on a recueilli onze miroirs ', environ 200 poteries étrusco-campaniennes, et pas un seul vase peint. Dans une tombe de Pérouse se trouvait avec deux miroirs lin as romain du système oncial, lequel n'a été mis en vigueur qu'en 217 avant J.-C. \ Cela nous reporterait donc plus près du deuxième siècle que du quatrième.

Vers le deuxième siècle les miroirs gravés changent un peu de forme : de ronds (]u'ils étaient jusqu'alors, les disques deviennent ovales et la plupart des inscriptions, au lieu d'être en étrusque, sont en latin. Le style des gravures est eu général plus que médiocre. La plupart des figures ne sont que des caricatures ". Ces miroirs étant très nombreux à Palestrina, on les désigne sous le nom de miroirs prénestius ou de type latial '. Peut-être la principale fabrique était-elle à Préneste même. En tous cas^ l'usage en était répandu en Etrurie, puisqu'on en trouve dans plus d'une tombe toscane. Les sujets sont à peu d'exceptions près les mêmes que ceux que nous connaissons déjà. On remarque seulement en plus quelques sujets empruntés aux légendes italiques, notamment une scène de la légende de Cèles Vibenna ' et une représentation de la louve allaitant Rémus et Romulus en présence du dieu Palatin, de deux pâtres et de Rhéa Silvia ". Ces deux miroirs proviennent de Bolséua ( Vidsinu novi) et sont par conséquent d'une date postérieure à la destruction de Vulsinii, qui eut lieu eu 264 av. J.-C.

1. On trouvera les principaux types de manches réunis dans Gerhard, Etr. Spier/el, pi. XXIII-

2. Gerhard, Kir. f;pie;/el,p]. XXIII, 1, 3, 5, G. •3. Une tombe de Cométo, qui contenait deux

miroirs à reliefs, contenait aussi une ciste gravée. Miuheilungen (Rome), II, p. 157, 158.

Page 1