‹ L'art étrusqueChapitre 341 sur 357 · iS^iX/afe, 1882, p. 54,183,194,197; 1887,p · texte numérisé non relu

iS^iX/afe, 1882, p. 54,183,194,197; 1887,p

Gozzadini, Scavl Arnoaldi, p. 76, 77. BuUcttbio, 1882, p. 174 et suiv. Annali, 1885, p. 200. 4. Ebers, Annali, 1883, p. 70 et .suiv.

598 L'AKT ÉTRUSQUE.

Sont-ce les Grecs ? Ceux-ci avaient bien en effet dans leur arr. vers le septième siècle, un grand nombre d'éléments empruntés à l'Assyrie, comme en témoignent leurs vases peints dits de style gréco-oriental et leurs intailles archaïques '. ^lais à lépoque que représentent poumons les tombes étrusques où l'on a recueilli les scarabées de style assyrien ", le commerce de la mer ïyrrhénienne est encore tout entier entre les mains des marchands phéniciens de Carthage. A défaut des Grecs, c'est à ces Phéniciens de Carthage que nous devons attribuer l'importation en Etrurie de cette classe de scarabées. Cette conclusion est conforme i\ ce que nous savons de l'art phénicien, lequel comporte une multitude de motifs assyriens, tantôt reproduits isolément, tantôt combinés avec des motifs égyptiens : il suffit de rappeler ici les coupes d'argent de Palestrina, dont l'étude a permis de déterminer, mieux qu'on n'avait pu le faire jusque-li\, le caractère éclecti(]ue de l'art de la Phéiiicie. Du reste, ce qui paraît trancher définitivement la question en faveur des Carthaginois, c'est (juc ])lusieurs scarabées de style pseudo-assyrien, semblables à ceux (ju'on a recueillis en Etrurie, ont été trouvés en Sardaigne \ c'est-à-dire dans une île que les Grecs ont à peine touchée, qui a été au contraire pendant trois siècles sous la domination exclusive de Carthage et qui durant toute cette période n'a pas cessé de recevoir les produits de l'industrie carthaginoise.

Nous arrivons aux scarabées de style hellénique : d'où viennent-ils? Trois hypothèses sont possibles. Ils peuvent avoir leur origine soit dans des fabriques carthaginoises, soit dans des fabriques grecques, soit dans des fabriques étrusques. Eu faveur de la première hypothèse, on pourrait invoquer le fait, aujourd'hui bien constaté ', qu'A partir du cin(juième siècle, l'art carthaginois a profondément subi l'influence de l'hellénisme. Pdurquoi Carthage n'aurait-elle pas fabriqué des scarabées de .style hellénique, comme elle a fabriqué des scaral)ées de style égyptien et de style assyrien? Il y a ])bis : il est certain qu'elle en a fabriipié, puisqu'on en a retrouvé des centaines dans la Sardaigne, qui jusqu'à

1. Milchhœfcr, .4nr'.((i5<-, p.40tt sniv.Rossbacli, 1 3. Ehcr», .Iniin/i', IHSn, p. 9.'i.

Arch. Xfitttug,l»»3, p. 1C9-178 ; al I-SIf. pi. XVI. 4. Pcrrot et Cbipici, //■/(. -/«Tnif. III, p. SO.fiî.

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