Uullellino, l»:iS, p
(!. Marchi, La itipe tribntata aile ncque Apvilinari, 1852.
7. A l'époque où l'its rude était démonétisé, il servait encore pour les ei-voto. Il scnMil aussi dans certaine* procédures symboliques du droit romain. Dans len ventes per (M rt librnm, on échangeait un lingot de bronze pour marquer, selon rusagc antique, la transmission. Babeton, Monnaie» de In It.puiliqur romaine, I, p. III.
8. Lenormant, IUdionn. de» antiijnit-» de Darcmbcrg et Saglio, .4 ji, p. 4.'i5. —Sarl'ntrnde, voir encore Mommsco, Ilvmi»'-hrt Mû«:>er»eu, p. 16'.>- 172. Marclii c Tessicri, AV« grart del mutée Kir-
1 cSeriano.
LA GLYPTIQUE ET LA NUMISMATIQUE. G05
Un grand progrès fut réalisé quand on imagina de donner aux lingots une forme plus régulière, de les peser une fois pour toutes et de garantir par une marque le poids ainsi constaté. Ce qui n'avait été jusqu'alors que Vœs rude devint Yœs signatuin. Cette importante révolution paraît s'être accomplie au début du sixième siècle, puisque quand l'Etrusque Mastarna vint émigrer ù Rome, où il régna plus tard sous le nom de Servius Tullius, il fit entrer l'usage de Yœs signatum dans les habitudes romaines : du moins c'est à lui que les traditions antiques attribuent l'honneur de cette innovation '. Les manpies des lingots sont très élémentaires : ce sont des croissants, un trident, un caducée, des étoiles, des dauphins, nue tige à branches, que l'on interprète quelquefois comme un rameau dépouillé des feuilles, mais qui parait être plutôt une arête de poisson ". Le choix de ces signes, notamment celui du dauphin, du caducée et du trident, indique que l'influence de la Grèce fut pour quelque chose dans la substitution de Vœs sùpiatum à Yœs rude. C'est sans doute en voyant des monnaies grecques que les Etrusques eurent l'idée de marquer à leur tour leur métal en circulation. Les monnaies grecques en effet commençaientà paraître dans le pays. On a découvert ù Chiusi et à Volterra des monnaies d'or et d'argent appartenant au système monétaire et présentant les types usuels de plusieurs villes ioniennes d'Asie Mineure, surtout de Phocée ■'. La présence de ces monnaies s'explique tout naturellement par le développement des colonies phocéennes dans le bassin occidental de la Méditerranée au septième siècle.
On ne sait pas au juste à quel moment les Etrusques commencèrent à fabriquer eux-mêmes de véritables monnaies. On a remarqué que dans le trésor des pièces phocéennes découvertes à Volterra, se trouvaient trois rondelles d'argent sans aucune marque \ De même à Chiusi on a recueilli une rondelle d'or dont le poids correspond exactement à une des sul)divisions du statère d'or de Phocée ''. Ces rondelles peuvent être considérées comme les premiers essais d'un monnayage
1. Pline, B. X., XVIII, 12;XXXIII, 43. 1 4. Gamuriini, JWIoJ. ili numism., IV, p. 208;