Scrtiui, nd.Kntid., XI, M7. j 11. Fratu», Siflittlina
.T rr.Ki- "1- 10. 0. Mullcr, £(r..«fcr, I, p. 17.1.
*■ '"^ I, ". II. C.-itoD, Orijiiiw, Gî : in Tmcnmmjurt /Hrnt
û- f»*' I, p. 41.1, 4M. -mm. Ilali,, fiieral.
B. Plinr, //, .V.. .X.WIII, î, 15. r.'. V. 38.
L'ETKURIE ET LES ETRUSQUES
§ 2. ^ — l.A lîACE ÉTKUSQUE.
K-i se pose une question à laquelle il est aussi malaisé de se dérober que de répondre : à quelle race appartiennent les Etrusques ?
Les traditions de l'antiquité sont incertaines, contradictoires, plus propres à compliquer le proltlème qu'à le résoudre. Plusieurs textes rattachent les Etrusques à cette grande famille légendaire des peuples àii?, j.)élasg{ques qui passaient pour avoir occupé, avant les Grecs, la presqu'île hellénique^ l'Archipel et les côtes orientales de la jner Egée. Hellanicos, l'un des premiers historiens grecs, qui vivait à Lesbos au sixième siècle avant notre ère, dit que les Tyrrliéniens (c'est le nom que l'on donnait aux populations de l'Etrurie) étaient originairement des Pélasges et qu'ils ne s'appelèrent Tyrrliéniens qu'après leur étabhssement en Italie'. Chassés de leur pays par l'invasion des Hellènes , ils étaient partis sur des vaisseaux et avaient fini par aborder au fond de l'Adriatique, à l'embouchure du Pô. De là ils s'étaient avancés dans l'intérieur des terres, et de proche en proche étaient arrivés jusque sur le versant occidental de l'Apennin, à la ville de Cortona, qu'ils avaient prise et dont ils avaient t'ait leur capitale sous le nom de Tyrrhenia. Thucydide, d'accord avec Hellanicos, ne fait aucune distinction ethnographique entre les Tyrrhéniens et les Pélasges. Parlant de la presqu'île de l'Athos, il dit que la plus grande partie des populations qui l'occupent est pélasgique, de môme race que les Tyrrhéniens qui ont jadis habité Lcninos et Athènes'. Sophocle, invoquant le fleuve Inachos, lequel portait le nom du premier roi d'Argos, rappelle les antiques exploits de ce prince et célèbre sa puissance majestueuse « qui a soumis les champs d'Argos, les collines de Héra et les Pélasijes-Tijrrhmiens" ». Ici encore les deux peuples ne font qu'un. D'autres textes impliquent la synonymie des deux termes pélasgique et tyrrhénien. Myrsile de
1. Fragm. hist. ijriec. (Didot), t. I, p.4â. | i.Fr(igm.1b& (Diudorf).