‹ L'art étrusqueChapitre 7 sur 357 · IV, 109. I · texte numérisé non relu

IV, 109. I

L'AIîT ETRUSgl'E.

Lesbos parle des Pélasges-Tvrrliéniens, et prétend que le nom de Pélaso"es est non pas antérieur, mais ])ostérieur à celui de Tvrrliénieus, et qu'il a été donné aux Tvrrliéniens par les Grecs, après leur grande migration ver;? l'Italie, par allusion à l'effet produit ]par leurs troupes nombreuses passant en masse comme des volées de cigognes '. Théopompe •, Aristoxène ' et Néanthe de Cyzique ' rapportent que Pythagore était fils d'un Tyrrhénien de Lemnos. Leninos était donc considérée par eux comme une île tyrrhénienne. Or cette même ile est appelée jtélasgique par Hérodote '. A côté de ces textes qui identifient les Pélasges et les Tyrrhéniens, nous en trouvons d'autres qui les présentent comme deux peuples distincts. Selon Hérodote, le terme df l'élasgesne désig^ie qne des populations ayant lialiité la Tlirace, la Grèce, l'Archipel et l'Asie Mineure. Quant aux Tyrrhéniens, c'est une fraction des peujdes de la Lydie transplantée en Italie. Voici ce qu'il raconte sur cette migration : a Sous le règne d'Atys, fils de Manès, une famine crnelle désola toute la Lydie. Pendant longtemps le peuple en prit son parti; mais ensuite, comme le fléau persistait, on chercha des adoucissements d'tuie manière ou d'une autre. C'est alors qu'on inventa les dés, les osselets, la Italie et tous les autres jeux de cette sorte..., et voici connnent on les employa contre la famine. De deux journées on en passait une tout entière i\ jouer, afin de ne point songer î\ prendre de nourriture; pendant l'autre on ne jouait pas et l'on mangeait. Grâce •\ cet expédient, dix-huit ans s'écoulèrent. Cependant le mal, loin de cesser, s'aggrava. Alors le roi fit du peuple deux parts, puis il tira au sort pour savoir celle qui resterait dans le pays et celle qui émigrerait, se déclarant le chef de ceux (pii demeureraient et plaçant A la tête de ceux qui s'éloigneraient son fils nommé Tyrrhénos. (îeux-ci se rendirent à Sniyrne, construisirent des vaisseaux, y mirent tout ce (pii était nécessaire pour une longue navigation et partirent à la recherche d'une terre qui pût les nourrir. Après avoir touché à bien des rivages, ils aliordèrent en (>nil>rie

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