I. Ar»y»i.*i»(.^r,, t. IV
î. /4i./., t. I, p. 288 (fr.(17).
a. /t.rf.. II. p. 27.'.
•I. /W.. III, p. 10.
!'. IV, 115. V. Sr.. VI, 1111.
L'ÉTRUIÎIE ET LES ÉTRUSQUES
■OÙ ils bâtirent des villes et où ils habitent eucore. Ils cliangèreut leur nom de Lydiens pour prendre celui du fils de leur roi (pii avait i.-onduit la colonie, et depuis lors on les appelle Tvrrliéniens '. >^
L'opinion d'Hérodote a fait fortune dans l'antiquité. Elle est adoptée sans réserve par tous les écrivains romains. Cicéron, Pline l'Ancien, Sénèque, Yalère Maxime, Velleius Paterculus, Appien, Virgile, Horace, Ovide, Catulle, Silius Italiens, Stace, Tertullien, Festus, Servius, Justin, Rutilius Namatianus, tous admettent comme une réalité incontestable la colonisation de l'Italie centrale par des émigrants venus des côtes lydiennes '.
Voilà donc deux systèmes en présence : d'une part, celui d'Hellanicos qui identifie les Etrusques avec les Pélasges; d'autre part, celui d'Hérodote qui en fait des Lydiens. Un troisième système, celui d'Anticlide d'Athènes ', conclut ;\ une solution mixte qui concilie les deux théories précédentes. Les Etrusques sont bien des Pélasges, mais des Pélasges chassés de la péninsule hellénique et qui se sont joints pour venir en Italie à la grande migration lydienne de Tyrrhénos.
Enfin arrive Denys d'Halicarnasse qui réfute à la fois Hérodote et Hellanicos '' : < Xanthos de Lydie, dit-il, l'un des historiens les plus autorisés des antiquités de sa patrie^ ne fait allusion dans aucun passage de ses écrits à un chef des Lydiens du nom de Tyrrhénos ou à la nngration des Tvrrliéniens en Italie ; eu nu mot, il ne parde jamais de ces derniers comme étant une colonie lydienne; » et, faisant allusion à Hellanicos, il ajoute : <f II me semble que ceux-là se trompent fortement qui veulent reconnaître les Pélasges et les Tyrrhéniens pour un seul et même peuple. Eieu d'étonnant qu'on les ait quelquefois désignés sous le même nom. ]\Iême chose est arrivée à d'autres peuples grecs ou barbares. Il y eut un temps où, en Italie, les Latins^ les Ombriens, les Ausoniens, étaient tous appelés Tyrrhéniens par les Grecs , auxquels l'éloigneraent ne permettait pas d'avoir sur eux des renseignements précis. IV^aucoup