Perrot et Chiinez. Ilist. de l'art, III, p
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pas de nature à résister à un pareil assenililage. Leurs ruclies calcaires et même leurs roches volcaniques n'étaient pas très résistantes, et l'on pouvait craindre «pie le poids des gros Vilocs n'écrasât et ne réduisit en poussière les blocs i>lus petits. Et puis quel avantage auraient-ils eu à ne pas dégrossir leurs pierres, du moment que celles-ci se taillaient aisément et qu'il suffisait de les mouiller pour les scier et les couper à volonté? On peut dire d'une manière générale que, toutes les fois que les Etrustjues ont fait usage de blocs rapportés, ils leur ont donné une forme plus ou moins régulière avant de les mettre en place.
Considérées au point de vue de la taille des ]iierres,les constructions étrusques peuvent se ramener à trois types : 1° l'appareil polygonal ; 2° l'appareil quadrangulaire irrégulier ; 3" l'appareil (piadrangulaire régulier '.
1° Appareil pohjrpnal. Les pierres sont équarries de manière à figurer des polygones de quatre, ciiK^ ou six côtés. On leur a laissé la forme qu'elles avaient prise en se détachant de la carrière, se contentant d'aplanir les faces. Ainsi préparées, elles s'emboîtent les unes dans lesautres et les angles saillants corresjiondent à des angles rentrants. Quant au front du mur, il est à jieu près aligné. Cet appareil s'observe dans les murailles d'un grand nombre de villes de l'Italie centrale, telles (]ue Saturnia, Ff/iyi, Cosa , sur la rive droite du Tibre, et Prêncstc, Norha, Alatrhim, Signia, Ferenfinum, Alhn Marsomm, sur la rive gauche. La région où on le rencontre le plus ordinairement est l'ancien pays des Marses et des lierniques au sud-est de Ixome. C'est ;\ Cosa, en Ktrurie, que s'en trouve le ]ilus lieau spécimen. Les joints polygonau.K y sont si parfaits que c'est à peine, dit Dennis, si l'on )>eut y insérer la pointe d'un canif, et le front du nnir est aussi net, aussi poli (pie s'il venait d'être gratté (fig. 113) '".
I/attriliution aux Etrusipies de ces murailles polygonales n est pas généralement acceptée \ l^es uns inclinent i\ les considérer comme les
I. Ciiiina, Ktrur'ia .\tiirilimn, Micali, 5(oria Jr- ///i attt.pnp. Uni.; Afonumenti prr ttrrirt alla ttorin : Mniiiimmli incllli, Abckcn, ilUlrlitolie», p. 1.18- 164. 0. UUllcr, Ktnuktr, I, p. 233 et >uir. Diirm,
hit Baukiiiirt ilrr Klrintrr, |«. li et «uiv. '.'. DennU, II, i>. 24t>.