Denni*, II, p
2. A Fitmlir, il y o dei blocfl d'environ 4 mitres de long »nr (•'",«0 de liant, et d'nntrea qui
n'ont que 1 mètre environ do long eiir U'jSû de liant (Dnrui, /idiiit'iiii*» (/cr Klniiltr, ji. 71.
Fig. 114. — Appareil quadraugitlaire irrêgulier (le Fœsuhe,
dans le système polygonal les blocs sont des polyèdres d'un nombre de côtés très variable et qir'ici au contraire ils ont tous le mcine nombre de faces (tig. 114). Leurs dimensions varient, mais leur forme est toujours celle d'un tétraèdre plus ou moins régulier. Si on avait pris soin de mettre les uns à côté des autres tous ceux qui ont une hauteur égale, on aurait eu des assises horizontales. Cet appareil , qui se voit dans les murailles de Bnsellœ, de Fœsulœ, de Volaterrœ, de Cortona et de Vetulonia, a été surtout employé dans la partie septentrionale de'la Toscane'. Il a été déterminé par la nature des roches locales, qui se présentent souvent par tranches et dont les quartiers, en se détachant de la carrière, se trouvent avoir deux de leurs faces, la face supérieure et la face inférieure, aplanies par un clivage naturel ".
3° Appareil rjuadrangulaire rî'(julier. Dans cet appareil les blocs de pierre ont tous la même forme et les mêmes dimensions. Aplanis sur toutes leurs faces et taillés à angles droits, ils présentent tous l'aspect de parallélipipèdes réguliers et s'alignent en assises nettes, dont tous les joints sont rectilignes (fig. 115). Cette technique, qui suppose l'emploi de la règle et de
l'équerre, a été sans doute empruntée aux Grecs par les Étrusques. Dès qu'ils l'ont connue, ils paraissent l'avoir suivie presque exclusivement. La pratique du reste en était facile dans un pays comme l'Etrurie, où toutes les pierres, calcaires ou volcaniques, ne sont pas dures à entamer.
Il y a plusieurs manières d'assembler des pierres à faces rectilignes. On peut, par exemple, placer toutes les pierres dans le même
Appai'eil quadrangulaire régiUit de FiûmL
1. Durai (fiauiaiMÉ dtr Etrusker , p. 8) signale I même appareil, mais avec bossages, à J'asulw des restes de murs construits dans le | i. Des Vergers, I, p. Ô3. Dennis, II, p. 220.
m I.AI.'T KTFil .S<vl'K.
.lOiiH, (laii.s le .«.oiiH <!(• la liiii;,'U(iir, à loiitt.-.n les aMsise.'». C"<;.st le procédé t'ariiilier aux Orocs; les Etnisf|iifs l'ont qiiflr|iif;fois r-iiiployé, romme I*,- iiioritrfnt rortaines toiiilu-s d'Orviéto', et lo mur du f|iiai <lf frrnrinra' sur la Marta '. Mais ils paraissent avoir [)référé une antre inétiioilf, fpii ronxiste k varier «le deux en denx l'aspect des assises. Sur la première assise toutes les pierres se présentaient hout à bout dans leur lon;(ueur; sur la seconde, au contraire, dans leur larf^eur; la troisième était comme la première, la (piatrièuie comme la sccfxide, et ainsi de suite, si iii»ii rpie le front du mur otVrait aux refjards alternativement une rangée liorizontale de rectangl<;s et uri'- rangé*- horizontale de carrés \ Cet appareil s'oliserve surtout dans la partie de l'Ètrurie f|ui est voisine du '^l'ilire, à Sntriinii, Frilaril, Arilio. Les plus anciens murs romains, élevés sous les rois, sont ton- construits suivant ce système.
Toutes ces constructions, «|Uelles qu'elles soient, polygonales ou quadrangulaires, régidières ou irrégulières, sont formées de quartiers assendfléssanscrampons ni mortier. Les Ktriisques ne [)araissent pas avoir eu l'idée d'assurer par ime liaisofi artificielle l'adhérence despierres. Le poidsdes éléments emfdoyés dans un murétaitàleurs yeux une garantie suflisante de stabilité. A voir certains travaux, on [loiirrait croire qu'ils ont essayé quelquefois de souder les pierres entre elles : ainsi, dans un aqueduc trouvé près d'Orviéto', les hlocs semblent avoir été liaisonnés avec une matière agglutinante. Mais si l'on y regarde de près, on voit que cette matière est tout sinqijcmiiit de l'argib- ap[>liquée sur les joints en guise de mastic pour empêcher l'eau de réchapper par les fissures.
§ 4. — i,A voi,rK. Lf procédé de couverture h- plu> logique, le plus siuq>lc et en
t \'itiiif, HtMl, p. A9I. J}ii//</iiin, INT'I, p. 204; I plcrrra alternent anMi, «ttant rnM Unl<'>t en Um-
IM'I. p ?'V1 ••74, ] gnenr fin''.' m l.ir-'îîr MaU l'altenianocn'a p«a
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main iltiaru ita ilnii»,y. 116) aa «pparoit oA U»
'.ABCHITECmriiH B2f STHIIHIIL 146
même temp* le plu» solide est celui «pout employé le* Eg}-ptieaaet les- Grrecs- et qui conaste à poser sur des- supporta- verricanx leapierres- Horizontales- assez grandes- pour relier deux, points- irappui, aaxikitravea- jetées- connue des- ponts- au-dessus- des- vides • ' i:pi'on appelle le s-yatème de la construction en plate-ban . à élémentaire qu'il at dû se présenter naturellement à l'esfnit vies liommeft, er de ftdt on le rotronve à peu près partout, en Gaule, iu Perse, dans- l'Inde, au: ÎCexiqne,. anad~ bien qu'en Egypte et en '^W-ite. Les Etrusques- l'ont pratiqué et Ton, voit cJiez eus, des- lin- :tans monolithes». Il y en a. même qui ont des- dimensions- énorme» rappelant celles des- Enteatts, de Mycènea- : c'est ainsi qu'une tombe en coupole découverte à Quinto Fior&itino environs de Florence) a sa porte snrmontée d!une dalle longue de l'°.50, liante de 4J> centimètifis et qui a-étendl d!un seul morceau sur un couloir de pluade î°.iiî '. En général cependant, pour le» pièces à portée borizont^e, l'arcliitectnre étrus^^ue emploie le bois de préférence h la pierce. Les- piJxtBS- des- fortiiication» de VoJateme et de Cosis paraissent avoir eu à l'origine (de» linteaux lie boia-~. Les roches- ilont on liisposait en Toscane étaient rarement assez compactes et assez réàstantes- pour que, taillées en architraves, elles ne fussent pasexpoaées à fléchir -sons le poid» de leur masse et à se Iniser par le milieu. Quand on voulait taire des- couvertures- en, pierre, il était nrndent de renoncer à, la plate-bande etdereeonrir àun^-stèrae tout îV-rent, au rfystème de la vonte.
.--- lûtes- construites par les Etrusques sont de deux -^irri-- ;\ encorbellement et à voussoirs»
1 lient. On entenipar ce terme un appareil qui
a a ... ,, ,j ,: M pareuce. Il se compose d'asases- horizontales qui débordent les unes «ir les autres de manière à rétrécir de plus en plus l'onvertrire. Il vient un moment oii celle-ci est devenue a tîtroite quune ample pierre sutfit à la fermer. L'appareil une fois en place, on écoTîie les anêtes saillantes de chaque assise et l'on obtient ainsi une
. 3viUtnuK \.tS&.Tx. i:>4> Xïa pozte de là comlie de ' ii mpnsioas- énormea- ( nemria, IJ. -fin Daca i fîlnngi piiioeute aaaei an Imtea;: 1 i. Dennis, I. p. 145: H. ^. ',''" -•js BTrxs<ït:T.
L'AliT ETRUSQUE.
baie dont les contours rappellent ceux d'une voûte en plein cintre ou en ogive.
Les exemi>les de voûtes à eucorliellenient ne manquent pas en Etrurie. On en trouve à Cervctri ', à Cornéto", à Orviéto', à Cortone'. La plus remarquable par ses dimensions est celle de Qiiinfo Fiorentino. Beaucoup sont ogivales; quelques-niies, notamment celles d'Orviéto, sont rectilignes, les saillies des assises étant taillées de manière à figurer un angle aigu, ou bien encore présentant des pans alternativement verticaux et obliques (fig. liG).
Le système de la voûte à encorbellement était connu des Egyptiens ', des Chaldéens" et des Grecs'. Ce n'est donc pas une technique proprement étrusque: elle a dû être importée en Italie par le peuple qui en toutes choses a servi d'intermédiaire entre l'Orient et l'Occident, par les Phéniciens. Partout où ils n'ont )M(int passé, vous chercheriez en vain ce type de voûte. Partout où vous le rencontrez au contraire, vous pouvez retrouver la trace des Phéniciens. 11 existe dans les mniraf/ZiCs de la Kardaigne et dans les tahnjots des Baléares, aussi bien qu'en Toscane : or la Sardaigne et les Baléares, comme la Toscane, ont été pendant des siècles en relations avec les marins phéniciens. Je veux bien que les noura(/hes ûe la Sardaigne aient été élevés par les Sardes et que les ialaijots des Baléares soient, eux aussi, les œuvres d'une architecture locale". ^lais rien n'empêche de croire que pi)ur construire ces niDnuments d'une jthysionomie si originale et dont la conception leur aiipartient en pnqire, les indigènes de ces îles n'aient pas appliqué certains procédés d'appareil enseignés par les Phéniciens. J'imagine <iu'en Etrurie les choses ont dû se passer delà même manière, et que là
rig. UG. — Conpf a'uii( chAmbre d'Orriéto A en corhcUement rcctiligiio.