C"e»t k cette conclusion que s'arri'le SI. TiTrot
aussi les Phéuiciens ont servi de maîtres dans l'art de bâtir aux habitants du pays. Je dirais donc que les voûtes à encorljellement de lEtrurie sont de construction étrusque, mais de teclmique orientale, d'une technique popularisée par les Phéniciens'.
Les premières voûtes à encorbellement durent s'élever dans le voisinage des côtes, aux environs des stations phéniciennes et vraisemblablement à l'imitation de quelques constructions analogues faites dans le pays par les Phéniciens. De là vient sans doute que les voûtes de ce genre sont plus nombreuses dans la Toscane méridionale que dans la Tos- •cane septentrionale. C'est dans la région de Cœre qu'il y en a le ]jlus ", ■c'est-à-dire presque au bord de la mer, sur l'emplacement d'une ville qui a été de bonne heure un centre commercial important. De proche en proche, la tradition de cette technique nouvelle se propagea dans le reste du pays, en même temps que les marchandises importées sur les côtes pénétraient dans l'intérieur des terres et répandaient partout les premiers germes delà civilisation orientale. C'est ainsi qu'il y eut des voûtes à encorbellement à Cortona, à Vulsinii ^ , et jusqu'aux environs de Fœsuice '.
La nature du mobilier funéraire recueilli dans les tombes étrus-
rig 117 — ^ ue mt'ricure de la tombe Regiilmi Galassi, voût e a ciicoibellemeut. Vbckcn pi IV
■dans son quatrième volume de l'Histoire de l'ait, p. 49. il. Perrot pense cependant qu'il faut renoncer -«' à chercher un lien entre le peuple qui a bâti les nouraghes et celui qui en Grèce, sur le sol de l'Argolide, de l'Attique et de la Béotie, a, pendant un certain temps, adopté, dans ses tombeaux, des dispositions fort semblables. »
1. C'est aussi l'opinion de II. Helbig. (^Bullelino, 18Sâ, p. 197.)