Dennis, I, p. '.^Tf
3. A Vulsinii on en construisait encore vers le quatrième siècle avant notre ère. QBitlltlino, 188.5, p. 197.)
4. Le centre étrusque le plus proche de Quinto Fiomttino est Fiesul<v. — il. Helbig pense que la coupole {Bulht'ino, 188."), p. 197) de (Itiinto Fiorentiiio présente le plus ancien essai de voûte à encorbellement qu'il y ait en Etrnrie. L'appareil est en effet plus rudimentaire que celui des voûtes similaires de Cervétri. Mais on peut très bien concevoir que les Étrusques de la Toscane septentrionale, plus arriérés que ceux des llaremmes parce qu'ils n'étaient pas directement en contact avec rétranger, aient été moins familiarisés avec la technique nouvelle et l'aient plus maladroitement appliquée.
LAFiT ÉTRCSgrE.
ques à encorbellement confirme ces observations. Les objets trouvés dans la tombe Sergardi de Cortone et dans la tombe Iie(juliui-Gulassi de Cervétri doivent être rapprochés, pour la technique, le styket l'âge de ceux de la tombe j^hénicienne de Palestrina ', et correspondent à l'époque la plus florissante du commerce phénico-carthaginois en Italie.
2° Voûtes 'i voussoirs. La voûte à voussoirs est la voûte laoprement dite, celle dont les éléments taillés h joints obliques et en forme de coin, sont disposés de telle sorte les uns à côté des autres qu'ils
se servent naturellement de point d'ajipui et demeurent susjiendus en l'air par le seul eftet de la jiesanteur i|ui, en s'exerçant sur tous à la fois, les contrarie l'un par l'autre dans leur chute.
Les Etrusques ont construit beaucoup de voûtes. Parmi celles qui subsistent encore, les deux plus anciennes sans contredit sont celles de ]di (porte de la tombe Campana) et celle de Cortone (tombe dite » cave de Pythagore »). L'une et l'autre ne sont que des essais très imparfaits. Celle de Vcii dérive directement de l'apiiarcil :\ encorbellement. Tous les joints sont horizontaux, sauf ceux de la pierre (pii ferme la baie au sommet : celle-ci, au lieu d'être posée }\ plat comme une sorte de couvercle, est taillée en forme de clef de voûte et |iénètre dans le vide laissé par les deux dernières pierres de l'encorbellement. En réalité elle ne constitue pas une clef de voûte, puisqu'elle ne .soutient rien et (qu'elle seule est soutenue. Elle complète le système, mais ii'fti fst ]tas un élément essentiel; son rôlf . -il viini.l.in. ut dr bon. lui
> tombe Oampann 1 rrii. Csnin.t iHma, I, ri. XXX^-, 2.
I Ilelbig, Annali, l*7i5. p. 1H7-2&7.
nue ouverture (fig. 118). La voûte de Cortone se compose de cinq blocs monolithes longs de plus de trois mètres, taillés à joints obliques , sortes d'énormes voussoii's qui couvrent d'une seule portée toute la longueur d'une chambre sépulcrale. Mais ces monolithes ne sont que de faux voussoirs. Au lieu de se soutenir les uns les autres, ils reposent à chacune de leurs extrémités sur un bloc taillé en demi-cercle (jui remplit l'office de cintre d'ap|)ui et porte le poids du système (fig. 119). Le berceau ainsi obtenu n'a d'une voûte que l'apparence. L'architecte a cherché à reproduire une forme de couverture qu'il avait vue ailleurs ou dont ou lui avait suggéré l'idée ; mais la technique précise de la construction curviligne lui était mal connue et son appareil n'est qu'un à peu près.
Les autres voûtes qui se voient en pays étrusque dénotent plus d'expérience et sont toutes construites suivant les règles de l'art.
On peut citer par exemple l'égout de la Marta près de Gra- ,
visCCe ', la GloaCa Maxima à Rome, rig.H!». — VoûteàToussoirsmonolithesavecdntred'appui, , , . ^ à Cortone. Abeken, pi. V.
(|Ui a ete certauiement restaurée a
plusieurs reprises par les Eomains, mais dont l'origine paraît être étrusque -, les portes de Vol terra, de Faléries, de Cornéto, de Fiésole, la tombe San Ifcinno près de Pérouse '', la tombe voisine du Palazzo Cecchetti à Cortone ', les tombes Deposito del Grau Duca '" et Vigna Grande à Chiusi ". Il semble qu'à partir du cinquième siècle l'usage de la voûte se soit généralisé en Etrurie , puisqu'on ne le trouve pas confiné dans certaines régions. Ce mode de couverture