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LE DECROCHEUR DE WAGGONS

Quel cri ftrident, sifflet sauvage!

C'eft le remorqueur qui hennit.

O travail, l'homme te bénit Quand tu n'es plus un esclavage.

Le serpent noir, dont les anneaux Sont des waggons chargés de houille.

Longe, induftrielle patrouille, Les entrepôts Se les canaux.

Un homme eft debout sur la croupe De l'hypogrifte bondissant; Noire sur le ciel blêmissant, Sa silhouette se découpe.

Le train ne s'arrête jamais ; Mais l'homme, quand il en approche, Devant chaque entrepôt décroche Sa pitance de minerais.

6o l'art flamand

Et puis il saute, son œil brille, Prompt comme un chasseur de chamois; Il rapporte ainsi, tous les mois, Quarante francs à sa famille.

Chopper serait terrible; mais Le bruit eft sourd, sourde la tombe; Quelquefois le décrocheur tombe, Le train ne s'arrête jamais.

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