LES ANONYMES
Juste de Gand (Joost Van Wassenhove), reçu maître à la gilde St-Luc à Anvers en 1460 et à celle de Gand en 1464, partit pour Tltalie en 1474 et y fit sa carrière. Il travailla pour Frédéric de Montefeltre, duc d'Urbin. Son œuvre principale, une Sainte Cène, très défigurée par des restaurations, est restée à Urbin.
On lui a restitué depuis peu des peintures charmantes qui portaient l'attribution de Melozzo da Forli (Rome, National Gallery, Berlin) et une importante peinture très documentaire, conservée dans la cathédrale St-Bavon à Gand. Elle orne une chapelle voisine de celle de Josse Vydt où resplendit TAgneau Mystique et n'est nullement éclipsée par cet écrasant voisinage.
Le maître de la Légende de Ste Lucie, dont l'œuvre type, datée de 1480, est à Téglise St-Jacques à Bruges et dont plusieurs autres œuvres ont été identifiées par voie de comparaison (au Musée de Bruxelles, la Vierge parmi les vierges avec Ste Madeleine, dans la Chapelle du Saint-Sang à Bruges et au Musée de Bruges, au Musée de Gand, au Musée civique de Pise, au Musée de Détroit (Etats-Unis), dans la collection Heugel à Paris, etc...
Goswyn (ou Goossen) Vander Weyden (1465?-1538), petit-fils du grand Roger, auteur de la série des scènes de la Vie de Sainte Dymphne provenant de l'Abbaye de Tongerloo et d'un triptyque excellent de la collection de Sir Herbert Cook à Richmond. On lui attribue aussi un triptyque dans l'église St-Gommaire à Lierre.
Le maître de la Légende de Ste Ursule, qui florissait à Bruges au temps de Memlinc, et dont les œuvres types
(une série de huit scènes de la Légende de Ste Ursule et deux fragments d'un triptyque représentant TEglise et la Synagogue) appartiennent au couvent des Sœurs Noires à Bruges.
D'après ces peintures d'autres ont été attribuées au même artiste, notamment des (( Vierges à l'enfant » dont les visages au front large, au menton fin afPectent une forme de cœur caractéristique. Il se pourrait que les huit scènes de l'histoire de Sainte Ursule aient été peintes antérieurement aux panneaux de la Chasse de Memlinc. Ce fait donnerait une grande importance au petit Musée du Couvent des Sœurs Noires.
L'exposition rétrospective d'Art flamand à Londres et celle de Budapest, toutes deux en 1927, ont mis en vedette d'autres anonymes, contemporains des précédents, au sujet desquels la critique est encore bien hésitante.
Le maître de Francfort, ainsi nommé parce que ses œuvres principales sont à Francfort mais qui fut flamand et travaillait entre 1493 et 1520, le Maître de St-Giles (vers 1500), dont les peintures, très rares, sont parmi les plus admirables, le maître de la Légende de Sainte Barbe le maître de la Légende de Ste Catherine, le maître que Friedlander appelle le Maître de 1499. Juan de Flandes (peintre d'Isabelle de Castille vers 1500), le maître de Saint Sauveur, et bien d'autres.
Parmi les élèves de Gérard David on distingue Adrien Ysenbrant, venu de Hollande, comme son maître, et que Ton trouve installé à Bruges dès 1510. Il mourut en 1551. M.Hulin de Loo a supposé que les deux panneaux du dip-