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GÉRARD DAVID

du Baptême du Christ, conservé au Musée de Bruges, avec sur les volets les beaux portraits du donateur et des membres de sa famille assistés de leurs Saints Patrons.

Au Musée de Bruxelles se voit sa superbe Adoration des Mages, d'un incomparable éclat, d'une chaude somptuosité de couleur, et son exquise madone donnant la panade à l'enfant Jésus, d'une intimité si fervente et si tendre.

A l'étranger ce peintre fécond est brillament représenté, à Vienne, à Londres, à Berlin, à Francfort, à Gênes...

Il est l'un des principaux auteurs des précieuses enluminures du célèbre bréviaire Grimani (bibliothèque Marciane, Venise).

On conserve à Bruges la seule œuvre encore connue d'Albert CORNELIS qui fut, durant le premier tiers du XVI' siècle, un artiste estimé. Il mourut avant 1532. Cette peinture, partie centrale d'un triptyque dont les volets ont disparu, représente le couronnement de la Vierge. Elle appartient à l'église St- Jacques. On y sent l'influence de Gérard David de plus en plus italianisée. Il doit exister d'autres peintures d'Albert Cornelis actuellement encore non identifiées ou faussement attribuées à d'autres peintres. Il reste, de bien des côtés, ample matière à études pour les historiens à venir.

Les Anonymes

Quelques noms que Ton relève dans les catalogues des Musées et des expositions et quelques (( anonymes » doivent compléter ces indications.

On ne peut passer sous silence parmi les contemporains des grands peintres que nous venons de citer:

Simon Marmion, prince des enlumineurs, qui, né vers 1425, a travaillé à Valenciennes et à Amiens et eut de l'influence sur l'école de la Flandre Française. Il peignit les portraits de Charles le Téméraire et d'Isabelle de Bourbon en 1473 et diverses œuvres dont aucune ne nous est connue.

Aucune peinture ne peut lui être attribuée avec certitude mais la « Prédication d'un évêque », fragment appartenant au Musée de Bruxelles, porte avec une suffisante vraisemblance ce nom célèbre. Un volet à la National Gallery est également donné à Simon Marmion. Son art paraît intermédiaire entre celui des Van Eyck et celui de Memlinc.

Simon Marmion mourut en 1480. Sa veuve se remaria par la suite avec le peintre Jean Provost.

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