JACQUES JORDAENS
ferait à tous une allure aristocratique le bon Jordaens les interprétait bourgeoisement et leur donnait uniformément cet aspect « peuple » que tous les personnages de ses beuveries et de ses goinfreries attablés dans ses compositions affichent comme un air dé famille. L'église St-Nicolas à Dixmude a possédé jusqu'en 1914 une belle Adoration des Mages peinte par Jordaens en 1644. Cette toile fut détruite, en même temps que le jubé célèbre de cette église, lors de l'invasion allemande.
L'œuvre de Jordaens était assez exceptionnelle dans sa production. Elle offrait une recherche de dignité et des colorations à base de bleus, de gris, de bruns qui faisaient diversion aux rutilances habituelles de sa palette.
La carrière de Jordaens offre peu de péripéties. Né à Anvers en 1593, il y devint l'élève puis le gendre du peintre Adam Van Noort. Il fut admis comme franc-maître à l'âge de 32 ans. Vers la fin de sa vie et sans que le caractère de son art reflète une modification qui explique des préoccupations de cet ordre il embrassa la religion réformée. Il n'avait rien cependant d'un puritain ou d'un calviniste.
Sa peinture l'affirme indiscutablement.
Jordaens fut aussi graveur et il créa comme tant d'autres, des cartons de tapisseries.
Il mourut à Anvers en 1678»
Antoine Van Dyck
Né à Anvers le 22 mars 1599, mort à Londres le 9 décembre 1641, fut le plus célèbre et le plus personne] de tous les artistes flamands contemporains de Rubens. Il est particulièrement admiré comme portraitiste.
Né dans un milieu cultivé et aisé, formé dans Tatelier d'Henri Van Balen, puis élève de Rubens, il obtint la maîtrise en 1618. A dater de cette époque il fut pendant quelques années le principal collaborateur de Rubens pour lequel il exécuta des parties importantes de plusieurs grandes compositions.
Van Dyck fit un premier séjour à Londres en 1620 et 1621, puis il partit pour l'Italie en 1623. Il y passa près de cinq ans. Il séjourna longuement à Gênes où il peignit un grand nombre de portraits de personnalités en vue.
Les Musées Génois (Palazzo Rosso, Palazzo Bianco) et plusieurs collections particulières en conservent d'admirables. Malheureusement ceux qu'il fit pour la famille Cattaneo furent vendus à des marchands et sortirent d'Italie. La plupart sont maintenant aux Etats-Unis.
En 1627 Antoine Van Dyck revint à Anvers. C'est à