‹ L'art français au Salon de 1857Chapitre 7 sur 18 · PORTRAITS · texte numérisé non relu

PORTRAITS

MM. P. BAUDRY, H. FLANDRIN , BENOUVILLE , LAN- DELLE, AMAURY-DUVAL, RICARD, MADAME O'CONNEL, MM. WINTERHALTER, DUBUFE, ETC.

Un portrait n'est-il bon qu'à condition d'être ressemblant? ou la ressemblance n'est-elle dans le portrait qu'une chose tout à fait secondaire et sans importance?

Cette question, qui a été tant de fois agitée, et qui est encore l'objet de tant de discussions entre les artistes et ceux qui ne le sont pas, peut facilement se résoudre au moyen d'une distinction.

Quand un homme du monde fait faire son portrait, qui lui coûte ordinairement fort cher, quel est sonbut? Est-ce de se procurer une œuvre d'art plus ou moins précieuse, selon le nom et le mérite de l'artiste? Nullement. Son but est uniquement d'avoir une image exacte de ses traits. Si vous lui apportez, au lieu du portrait qu'il a droit d'attendre, un ouvrage remar-

quable au point de vue de Fart, mais où la ressemblance est reléguée au rang des accessoires, il vous dira avec raison : — Je ne vous ai pas payé pour cela.

« Je la crois fine, dit-il, Mais le moindre grain de mil Ferait bien mieux mon affaire. »

Mais de ce que l'homme du monde se sera reconnu sur la toile comme dans une glace ou dans une bonne épreuve photographique, s'en suivra-t-il nécessairement que le but de l'art aura été atteint? Ici la question change de face.

Nous répondons, sans hésiter : Non ! Car si l'on admet avec nous que l'imitation est en art un moyen et non un but, la question ne peut nous tenir un seul instant en suspens. Il y a plus, nous devons affirmer, en suivant les mêmes données, que le portrait, en tant que portrait, c'est-à-dire en tant que copie plus ou moins exacte des traits de tel ou tel individu, n'est pas, à proprement parler, une des formes de l'art. L'art, sans doute, peut y entrer pour quelque chose, comme nous allons le voir; mais le portrait tel que l'homme du monde le désire peut parfaitement s'en passer et s'en passe en effet tous les jours.

Pour savoir ce que vaut un portrait comme œuvre d'art, plaçons-nous à une époque où l'intérêt qui s'attache à la ressemblance a disparu. Je suis artiste,

j'entre dans un musée; là, deux portraits me frappent. L'un m'est signalé comme un prodige de ressemblance. Je m'approche et je n'y trouve qu'une copie pâle et inintelligente des traits d'un personnage qui m'est inconnu. Que ce soit très-ressemblant, je n'en doute pas et je n'ai pas à en juger. Mais que m'importe? Je suis artiste, l'art n'y est pas; je passe outre.

Tout à côté, je trouve un portrait par Rembrandt. On me dit ; C'est Nicolas Tulp, ou tel autre. Je n'écoute pas le nom, je me contente d'admirer. Je vois ici de la lumière, de l'éclat, du caractère, une physionomie parlante ; je n'en veux pas savoir davantage. Que les contemporains de Nicolas Tulp l'aient ou non trouvé ressemblant, ce n'est pas mon affaire. L'art est là, et c'est lui seul que je cherche.

Quand un paysage me plaît, que l'air et la lumière y abondent, que la nature y est vivante, que j'éprouve un plaisir indéfinissable à le contempler, vais-je m'inquiéter de savoir si l'artiste a fidèlement copié tel ou tel site de Suisse, d'Italie ou de Flandre? Pourvu que je sois ému, le reste m'importe peu.

En somme, des deux portraits dont nous avons parlé, l'un est un chef-d'œuvre qui commandera toujours l'admiration par lui-même, l'autre n'est qu'un semblant d'art qui aura sa valeur relative tout le temps qu'il servira de pièce justificative ou de procès- verbal, et qui, ce temps passé, ne sera plus bon qu'à jeter au feu.

Maintenant, que nous avons taché de mettre d'accord l'artiste et l'homme du monde, avouons que tout ce que nous avons dit n'est qu'une affaire de préférence. L'art seul vaut mieux que la ressemblance seule, mais si les deux éléments s'y rencontrent, l'œuvre n'en vaudra que mieux. Si le portrait, en tant que portrait, n'a pas de valeur artistique, il peut aussi en s'éloignant de ses données primitives, ou plutôt en élargissant le cercle de ses attributions, avoir une importance réelle comme œuvre d'art. On sent bien que l'art et la ressemblance physique ne sont nullement incompatibles. Loin de là, l'art, dans la représentation d'un personnage isolé, consistera évidemment dans la liaison intime des formes matérielles et de l'être moral individuel. Ce lien, c'est l'expression qui le produit. Or, l'expression ne peut se manifester sans le secours des formes extérieures. Si donc le peintre, au lieu de se servir de formes arbitraires, emploie un type réel pour en faire sortir une physionomie complète, douée d'une expression qui lui est propre, le but de l'art sera atteint, et, en ce sens, il sera vrai de dire qu'au point de vue de l'expression et de la création des types , le portrait est, comme tout autre genre, une des manifestations partielles de l'art.

Le principal mérite d'un bon portrait consiste donc dans la difficulté d'exprimer de telle sorte la vie et l'habitude générale du modèle, qu'on y reconnaisse, pour ainsi dire, l'homme moral au travers de l'homme

physique. S'il y a peu de place dans un portrait pour l'imagination du poëte, du moins la profondeur d'observation, la force d'expression, et, jusqu'à un certain point, la puissance d'idéalisation y sont des qualités nécessaires et indispensables. Si la photographie arrive à faire des portraits passables, c'est qu'elle saisit parfois avec la forme du visage une étincelle du flambeau intérieur. Nous avons vu bien des portraits où tous les traits du modèle étaient reproduits avec une exactitude rigoureuse, et qui pourtant ne ressemblaient pas, car la ressemblance qui n'est fondée que sur la dimension des lignes ne saurait en aucun cas suffire. Au contraire, il y a des portraits où la longueur et même la forme des lignes étaient cruellement maltraitées, et qui pourtant ressemblaient, car ils pensaient et vivaient de la vie même du modèle.

Croyez-vous que ce qui fait le mérite incontestable, la supériorité immense des portraits de M. Ingres, ce soit uniquement l'exactitude mathématique de tous les linéaments du visage? Non pas. Ce qu'il lui faut avant tout et surtout, c'est leur signification, leur langage muet, c'est la vie intérieure dont ils ne doivent être que le reflet. Sont-ce là des mots en l'air? Rappelez vos souvenirs de 1855. Etant donnés des traits presque vulgaires, un corps obèse et des membres trapus, forcer les spectateurs à s'arrêter devant l'expression ardente d'une volonté qui ne connaît pas d'obstacles, d'un esprit impérieux qui peut tout faire plier

sous lui, voilà le problème que M. Ingres a résolu dans le portrait de M. Bertin. Et cela sans grimaces, sans tricherie, avec la plus grande sincérité. Malgré les difficultés que présentait un tel sujet, M. Ingres n'a reculé devant aucun péril. Il a tout accepté, le costume même; notre malheureux costume moderne qui, dans le modèle, offrait tant d'écueils, il Ta copié avec le plus grand scrupule ; ces larges mains, aux phalanges engorgées, il n'en a pas diminué l'épaisseur d'une ligne. Ce buste large et vigoureux, il Ta penché en avant, dans une attitude où rien ne trahit la gêne ; le modèle ne pose pas, il est chez lui, dans son fauteuil. Mais sans lui demander de contorsion, le peintre a su lui emprunter ce qui est caractéristique dans son expression habituelle. C'est ce caractère d'individualité que M. Ingres excelle à reproduire dans toutes les figures qui posent devant lui, et c'est ce qui en fait encore aujourd'hui le plus grand peintre de portraits de notre époque.

D'après ce que nous avons dit précédemment, on comprendra aisément qu'autant il est facile pour un peintre qui se contente de peu de produire un portrait à peu près satisfaisant, autant il est difficile pour celui qui prend fart au sérieux de réaliser cet idéal du genre dont le portrait de M. Bertin est un des types les plus achevés. Bien des gens qui ne sont pas assez heureusement doués pour composer un tableau gagnent leur vie à ce métier, tandis que d'autres, plus scrupu-

leux, ont déjà composé des œuvres d'imagination excellentes avant d'oser produire un seul portrait. Aussi, voyez tous ceux qui sont exposés cette année, on peut dire d'eux ce qu'Ésope disait des langues : « C'est ce qu'il y a de meilleur et de plus mauvais. »

Parmi les meilleurs, il faut citer en première ligne le portrait de M. Beulé, par M. Baudry. Le savant archéologue, dont nous ne partageons pas entièrement les doctrines en matière d'art, comme nous le montrerons plus tard, n'a pas lieu de se plaindre delà manière dont sa physionomie vive et spirituelle a été interprétée par l'auteur du Supplice de la Vestale, de la Fortune et de Léda. M. Baudry a fait de lui un portrait d'autant plus flatteur qu'il est évidemment très-sincère. Les traits sont animés, le regard est vif, et toute la physionomie est parlante; elle est surtout trop complète dans son ensemble pour ne pas être d'une ressemblance frappante. A ce propos, nous ferons remarquer qu'il est plus facile qu'on ne pourrait le croire de juger de la ressemblance d'un portrait sans connaître le modèle. Il suffit pour cela de voir si les différentes parties qui composent le visage offrent un type caractérisé. Nous ne connaissons pas M. Beulé, et cependant nous ne croyons pas trop nous avancer en affirmant que M. Baudry a parfaitement compris et traduit le caractère de sa physionomie. S'il en était autrement, l'individu qu'on nous représente aurait dû être entièrement inventé, et tous les détails de sa personne mis en harmonie par

l'auteur du portrait, ce qui est peu probable. Il en est de la figure humaine comme de la nature, sous quelque aspect qu'on l'envisage, avec cette différence pourtant que le rapport est plus facile à apprécier dans un visage que dans un site. Tout, dans le monde visible comme dans le monde moral, s'enchaîne par un lien plus ou moins apparent. Altérez-en une partie, la chaîne se rompt, l'harmonie cesse, et avec elle disparaît le caractère ou la physionomie du paysage ou de l'individu représenté.

Sous le rapport de l'exécution matérielle, le portrait de M. Beulé n'est pas moins irréprochable que les meilleures toiles de M. Baudry. Le visage et les mains sont modelés dans une pâte claire et très-lumineuse; tous les tons de chair sont exacts, et les accessoires, largement indiqués, n'ont qu'une importance relative qui n'effarouche pas le regard comme dans la plupart des tableaux officiels.

On sait combien M. Hippolyte Flandrin suit de près son maître, M. Ingres. Il n'est pas bien certain que dans le portrait de madame L. . . il ne l'ait pas surpassé \ car les portraits de femme de M. Ingres ne sont pas, à beaucoup près, ses plus parfaits. Celui de madame L... est d'une élégance aristocratique qui n'a rien de la grâce maniérée qu'une certaine partie du public admire tant dans MM. Winterhalter et Dubufe. J'en suis bien fâché pour les belles dames qui ont donné leur tête à coiffer à M. Dubufe ? mais si l'on était méchant,

on pourrait dire d'elles ce que M. Edmond About disait en 1855 de la femme à l'ombrelle rose, caricaturée par M. Biard : « Si un caporal de la garnison de Vincennes les rencontrait au bois ainsi peintes, il leur parlerait. » Voyez un peu à quoi Ton s'expose !

Un bon peintre est quelquefois une sorte de confesseur. Son regard inquisiteur ne s'arrête pas à l'épi— derme, il va jusqu'à l'âme. 11 faut avant de se livrer à lui, si l'on est prudent, ou avoir acheté sa conscience, ouêtresûr delà sienne propre. M. Flandrin, après avoir étudié scrupuleusement la physionomie intime de son modèle, en a fait un type de patricienne, de femme quia toujours vécu dans le vrai monde, et qui en emporte partout avec elle comme un parfum de bon aloi.Une sérénité douce et suave est empreinte sur ses traits, dont la beauté calme et grave inspire à la fois l'admiration et le respect. Les peintres courtisans ne sont que d'odieux imposteurs. Une reine devrait s'estimer heureuse d'être peinte de la manière dont M. Flandrin entend le portrait.

Si le modèle deM. Flandrin avait eu le droit de porter un diadème, l'artiste le lui eût fait ôter. Comme toute peinture officielle en général , le portrait officiel est la négation de l'art; on ne saurait trop insister sur ce point. Madame L... a dans sa parure des dentelles et des bijoux : il faut être en face du tableau pour se le rappeler. Au contraire, l'éclat discordant des rubans est la seule impression qui reste des portraits de M. Win-

terhalter ou de M. Dubufe. Ici, Pêtre humain est seul en relief : cette différence mesure toute la distance qui sépare l'art du métier. La jeune femme est assise gracieusement, mais sans nonchalance; son abandon même n'exclut pas la dignité, ce qui est le signe de la véritable distinction. Ses deux bras, ramenés sur ses genoux, sont d'un galbe parfait; l'ovale régulier de son visage est également modelé avec une délicatesse qui ne trahit jamais le coup de pinceau. La couleur est douce, calme et d'une harmonie soutenue, qui n'a rien de monotone.

Cette exquise délicatesse de touche était moins à sa place dans un portrait d'homme. Celui de M. F. de P. gagnerait beaucoup à être un peu plus accentué. Il manque de caractère et d'énergie; aussi ne soutient-il pas avantageusement la comparaison avec celui de M. Beulé, par M. Paul Baudry. Du reste, la donnée n'était pas heureuse. Le costume de magistrat se plie difficilement aux exigences de la peinture, et pour que M. Flandrin l'ait accepté, il faut qu'il lui ait été rigoureusement imposé.

MM. Amaury-Duval, Paul Flandrin et Léon Benouville ont exposé des portraits au crayon., qui sont également d'un style très-pur, mais qui, néanmoins, n'ont pas assez d'importance pour qu'il nous faille en parler longuement. Nous regrettons vivement que M. Amaury- Duval n'ait pas envoyé un pendant à l'admirable portrait de madame L. B., du Salon de 1855. Il eût été

bon de pouvoir le comparer à M. Hippolyte Flandrin. Toutefois, M. Amaury-Duval n'a pas perdu son temps. Ceux qui apprécient à sa juste valeur ce talent sobre et consciencieux feront bien d'aller visiter les fresques peintes par lui tout récemment dans l'église de Saint- Germain-en-Laye. Malgré notre antipathie pour la peinture religieuse, nous devons signaler ce travail comme un des plus remarquables qui se soient produits depuis l'Exposition universelle.

Outre les dessins dont nous avons fait mention, nous avons vu, de M. Benouville, un portrait d'enfant, qui n'est pas à la hauteur des portraits de femme exposés par lui il y a deux ans. La couleur ne manque pas d'une certaine puissance ; mais pour peindre un enfant on n'est pas tenu de peindre des enfantillages. Les peintres, comme les écrivains, qui sont sérieux par nature, ne gagnent pas à se dérider en public.

M. Jalabert, comme M. H. Flandrin, réussit mieux à peindre les femmes que les hommes. Sa couleur trop molle dans le portrait en pied de M. de Belleyme, n'est qu'harmonieuse dans celui de M. B... Quant à M. Landelle, ses têtes de jeunes filles, dont nous avons déjà parlé dans un autre chapitre, sont d'une grâce et d'un naturel exquis. On y revient toujours avec plaisir.

Avec un coloris beaucoup plus intense, qui rappelle à la fois les procédés vénitiens et flamands, M. Bicard continue à faire des portraits serrés, pénétrants, incisifs, où le caractère intime du modèle ne se dissimule

pas sous la préoccupation constante de la couleur. — Pour madame O'Connell, à force de vouloir être coloriste, elle ne Test plus du tout. Son exposition de cette année fait regretter les précédentes. Le portrait de Rachel est d'une maigreur fantastique, rehaussée par des oppositions trop violentes. Ceux de madame la comtesse V... et de madame la duchesse de B. sont, dans un autre genre, aussi éloignés de la suprême distinction de M. H. Flandrin que les poupées maquillées de M. Dubufe ; elles sont d'une couleur lourde, opaque, terne, sous laquelle le dessin est complètement étouffé. Celui de M. Edmond About est encore, de tous, le meilleur. L'expression fine et moqueuse des traits du jeune auteur de Tolla ne disparaît pas sous des empâtements d'une rugosité féroce. Peut-être même madame O'Connell a-t-elle trop insisté sur ce côté saillant de la physionomie de M. About: l'éclat du regard et la proéminence voltairienne de la lèvre inférieure sont évidemment exagérés. Ni l'art ni M. About n'y gagnent rien. Vanter à tout propos l'esprit d'un écrivain sérieux est quelquefois de la malveillance. D'autre part, une physionomie ne saurait être complète quand on exagère à dessein un des mille aspects qu'elle peut revêtir. C'est l'ensemble, et non le détail, qui doit briller dans un portrait.

Le portrait de femme, de M. Chaplin, est d'une exécution remarquable, mais c'est trop simplement la ressemblance extérieure d'une personne que nous ne

connaissons pas. Dans celui de M. G..., il y a infiniment plus d'art , et la ressemblance n'y est pas moins d'une exactitude que nous sommes en mesure d'affirmer. La tête est hardiment modelée, et tous les plans en sont énergiquement accentués. La main droite seule est un peu négligée. Ce défaut est surtout apparent quand on a vu les mains du portrait de M. Beulé.

Les élèves de M. Couture ont grandement raison de ne pas lui emprunter cette pâte écaillée et craquelée qu'il jette comme un crépi sur le visage de ses modèles. Madame Eugène Régnier, dont nous avons admiré en 1855 une charmante étude de jeune fille, a exposé trois portraits, où le sentiment de la couleur se marie dans une juste proportion à un dessin sévère et correct. MM. Hofer et Juglar, également élèves de M. Couture ; M. Maudet Saint-Remy, élève de M. E. Delacroix; M. Chrétien, élève de M. Flandrin, et quantité d'autres qu'il nous est impossible de citer, ont aussi exposé une foule de portraits qui se recommandent souvent par des qualités de premier ordre.

Grâce à Dieu, de tous les jeunes peintres dont le talent brille d'un si vif éclat au Salon de 1857, aucun n'a eu jusqu'ici la prétendue bonne fortune d'avoir à exécuter des portraits officiels. Peut-être n'est-ce pas le désir qui leur en manque, mais nous pensons que le plus grand bonheur qui puisse leur arriver, c'est de laisser le plus longtemps possible cette méchante besogne à MM. Horace Vernet, Court, Larivière, Win-

therhalter, etc., qui en ont le monopole à peu près exclusif. On n'a que trop tôt d'excellentes occasions de montrer aux envieux des signes de faiblesse.

Les meilleurs portraits au pastel, à l'aquarelle et en miniature sont encore aujourd'hui ceux de MM. Gaibrund et Vidal, et de madame Herbelin. Les portraitistes nouveaux dirigent plus volontiers leurs efforts du côté de la peinture à l'huile. Personne n'est moins disposé que nous à les en détourner.

Page 1