‹ L'Art français au temps de Richelieu et de Mazarin (volume 2)Chapitre 139 sur 181 · Lettres^ p · texte numérisé non relu

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a-t-îl pas quelque singularité tout au moins dans remploi de ce gaillardement^ dans ce souvenir donné à Apelle, à propos d'un des mystères du catholicisme? Dans une autre lettre : « Je souhaiterais, s*il est possible, que ces Sept Sacrements fussent convertis en sept autres histoires, où fussent vivement représeur tés les plus étranges tours que la Fortune a jamais joués aux hommes.... Ces exemples pourraient servir à rappeler à l'homme la considération de la vertu et de la sagesse, qu'il doit acquérir pour demeurer ferme... * » (22 juin 1648). Singulier langage de chrétien, mais vrai langage de classique! Et lorsque Félibien juge ainsi l'œuvre : « Ils (lès Sept Sacrements) sont exécutés dans la plus haute idée qu'un peintre puisse avoir de la dignité des sujets et dans la plus haute intelligence de l'art » *, il donne presque à son insu les vrais caractères du génie de Poussin dans quelque sujet qu'il l'applique. Mais que trouvons-nous ici qui révèle le croyant? Et en effet, à examiner la suite des Sept Sacrements, on ne peut s'empêcher de remarquer à quel point la conception purement artistique y domine. Le peintre y a vu des scènes d'une majesté sublime, propres aux spéculations les plus hautes, mais il n'en a pas approché avec celte sorte de tremblement qu'éprouve le fidèle, et d'ailleurs son inspiration plastique est prise chez les anciens L^, comme dans le reste de son

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