‹ L'art français au temps de Richelieu et de MazarinChapitre 44 sur 112 · Voir par exemple les articles V et IX · texte numérisé non relu

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3. Dès novembre 1661, l'Académie avait demandé à Colbert d'être son chancelier et lui faisait toutes sortes d'avances. Procès-verbaux, I, p. 187.

192 l'art et la CONDITION' DES ARTISTES.

La maîtrise subsistait et même le roi avait ajouté à ses statuts quelques articles qui lui étaient favorables. Elle comptait encore un très grand nombre de membres; Mignard, Dufresnoy, Anguier continuaient à la soutenir '. Un troisième groupe se composait de la plupart des peintres du roi et des hôtes du Louvre, qui maintenaient leur indépendance entre les deux corps.

Il faut attendre le gouvernement personnel de Louis XIV pour assister à une victoire définitive de l'Académie. Mais elle ne s'obtiendra pas sans lutte. Colbert aura à intervenir, à user sur le Parlement de son autorité toute-puissante -. De 1661 et surtout de 1662 à 1671 ^ environ, les Proch-verbaux nous montrent les derniers opposants venant à résipiscence et prenant successivement place dans la Compagnie, où d'ailleurs on les accueille en général bénévolement. Dès lors s'accomplit dans l'art comme ailleurs le rêve de Louis XIV et de Colbert : la concentration des forces disciplinées.

Et en efTet, personne ne peut se refuser à constater les rapprochements entre cette histoire particulière et l'histoire générale ; même marche progressive vers

1. Kn 1G39 encore les jurés firent saisir des tableaux sur le peintre Le Maire, membre de TAcadémie. Procès-verb., I, p. 169-161. En 1663, nouvelle attaque des maîtres, soutenus par Mignard, etc. Procès-verb., I, p. 232, Ils échouèrent.

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