Voir Pf.nor, le Château de Vaux-le-Vicomte, 1890, in-f
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cier, possesseur, il est vrai, d'une fortune presque princière. M. de Longueil confia à François Mansart le soin d'illustrer son marquisat, et, de fait, l'architecte a rendu célèbre le nom du parvenu. 11 reprit à peu près, pour le château lui-même, la pensée qu'il avait réalisée dans la partie du château de Blois édifiée pour Gaston d'Orléans. Mais à Maisons, au moins, ne se produit pas le heurt résultant de la juxtaposition des deux styles de la Renaissance et du xvii^ siècle '. Maisons est aujourd'hui un, mais incomplet, car si le bâtiment principal subsiste, les dépendances manquent et Mansart y avait porté son principal effort. Les écuries notamment formaient à elles seules un véritable monument, d'une architecture à la fois puissante et riche. Le château offrait à l'extérieur la correction de lignes habituelle à Mansart. Sa décoration sobre eût été l'expression logique et le développement normal de la construction elle-même, si Mansart ne l'eût gâtée par l'apposition d'un portique gréco-romain et la superposition de la fatale coupole. Dans l'intérieur (restauré et modifié plus tard par Percier et Fontaine), il avait ménagé un large vestibule voûté à la romaine, un vaste escalier; il parait avoir voulu faire reposer la décoration surtout sur l'œuvre de pierre.
Peu d'époques en définitive ont été aussi favorables pour l'architecture : un pays presque entier à renou-
1. Mansart n'en est pas responsable à Blois, mais c'est bien pis quant à l'intention, puisqu'il voulait détruire Tancien château lie Louis XII et de François l".
L ARCHITECTURE. 2o7
veler, une génération qui sentie besoin du renouvellement, des doctrines nettement précises, en accord sur beaucoup de points avec l'éducation et les tendances des esprits. Par certains côtés, les artistes ne faillirent pas à la tâche ; ils eurent l'amour de leur art; ils Fétudièrent et ils le méditèrent; ils crurent de bonne foi que l'antiquité et l'Italie de la Renaissance avaient fixé à jamais les principes du beau. S'ils manquèrent d'imagination, de grâce, de charme, il faut s'en prendre à leur temps aussi bien qu'à eux-mêmes, car leur mérite supérieur a consisté peut-être à être exactement de leur temps. Comme lui, ils pensèrent que l'esprit humain avait d'autant plus de force qu'il se concentrait davantage; comme lui, ils virent dans la raison la qualité maîtresse, ils n'eurent confiance que dans les théories, ils ramenèrent tout à l'abstraction. Sans tenter de paradoxe, et sans comparer autrement que dans leur inspiration première des choses d'ailleurs si différentes, il est permis de rapprocher la politique, la littérature et l'architecture de cette période. S'il est vrai que la politique de Richelieu se distingue par l'élimination résolue de tous les éléments considérés comme secondaires, et par l'emploi vigoureux des éléments qui subsistent et qu'on amène ainsi à leur suprême puissance, il en est bien de même aussi dansle théâtre, de même aussi dans l'art de construire. Et ce mot, construire, est un de ceux qui conviendraient le mieux à toutes les œuvres du temps