‹ L'art français au temps de Richelieu et de MazarinChapitre 78 sur 112 · Voir plus loin, chap. v : Philippe de Champaigne · texte numérisé non relu

Voir plus loin, chap. v : Philippe de Champaigne

copié, ni qui soit tout à fait semblable aux originaux » K II insistait sur l'expression que Poussin donnait à ses figures et dont le sentiment lui était personnel.

Poussin prend aussi aux anciens leur architecture ou ce qu'il croit être leur architecture : le cadre après les personnages de ses compositions ; là encore, il mêle et combine des éléments divers, ou bien il applique à tous les pays et à tous les temps, comme il le faisait pour le type humain, le même type d'édifices. Sauf la concession d'une pyramide de fantaisie, l'épisode de Moïse sauvé des eaux se passe dans un décor analogue à celui du Diogène ou du Romulus.

Aussi, à vrai dire, le choix des sujets importe-t-il peu. Poussin a eu deux sources d'inspiration : l'antiquité païenne, soit dans son histoire, soit dans sa mythologie, l'antiquité chrétienne, soit de l'Ancien, soit du Nouveau Testament; il n'a guère dépassé la date de l'Évangile. Le domaine avait donc des limites, si larges qu'elles paraissent tout d'abord, et le peintre, qui prétendait « n'être pas fait pour se répéter », se répéta cependant plus d'une fois.

Poussin n'est pas resté indifférent à la partie matérielle de la peinture, car l'artiste le plus idéaliste demeure artiste en cela. On n'a sur ce point qu'à lire certains passages de ses lettres relatifs à la galerie du Louvre. Il y insiste sur le désaccord

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