Conférences de VAcadémif;, p
ontro la décoration imaginée par Le Mercier et les toiles qu'elle doit accompagner; il fait ressortir avec force les dissonances de tons et les disparates fatales '. Souvent même, il a le souci du détail plus encore que certains réalistes. En envoyant à Paris un tableau, il écrit : « Il serait fort à propos que ladite bordure fût dorée d'or mat tout simplement, car il s'unit très doucement avec les couleurs, sans les offenser » ; ou bien : « Le tableau doit être colloque fort peu au-dessus de l'œil et plutôt audessous » -. Il est incontestablement séduit par la nature extérieure et plastique, dans le type humain comme dans le paysage. La forme exerce sur son œil une séduction ^ et il l'exprime pour elle-même, en même temps qu'il y cherche l'expression d'idées ou de sentiments. Quant à la couleur, on s'est souvent demandé s'il l'avait négligée de parti pris, ou si ses tableaux tels que nous les voyons aujourd'hui ne le trahissent pas, s'il ne s'y est pas produit des modifications de tons, etc. C'est une question technique que nous ne voulons pas aborder. Nous nous bornons à renvoyer aux C on f ('•ronces de l Académie, où l'on pourrait trouver quelques renseignements. Par exemple, Bourdon, à propos des Aveugle?, de Jéricho, s'exprime ainsi : « L'aveugle le plus proche (de Jésus) est vêtu de bleu et l'autre d'une couleur
1. Lettres, p. 3T-93. Voir aiisii, à propos du château de Dangu, p. 11.^-117.