‹ L'art français au temps de Richelieu et de MazarinChapitre 93 sur 112 · Glillet de Saint-Georges, I, p · texte numérisé non relu

Glillet de Saint-Georges, I, p

à quelques-uns de ses tableaux, prit et garda pendant fort longtemps sa manière '. Il reçut bientôt d'autres leçons indirectes. « Il faisait exactement ses études sur les meilleurs ouvrages qu'on avait apportés des écoles d'Italie » -, dit Guillet de Saint- Georges, et le biographe analyse très exactement son talent en ajoutant : « secouru de ses nouvelles études, de la force de son génie et de ses dispositions naturelles, il peignit enfin d'une correction et d'une grâce qui l'ont fait extrêmement admirer ». Tout Le Sueur est en effet là, nous retrouverons dans son œuvre ce qu'il doit aux autres et ce qu'il doit à lui-même. Ce n'est pas la première part qui est la meilleure.

Le Sueur, après avoir été pendant longtemps admiré, est aujourd'hui dépréciée Depuis que Vitet a donné sur lui des pages remarquables par la vivacité et la profondeur du sentiment, la réputation de l'artiste a singulièrement baissé. On le juge mal, parce qu'on le juge non d'après lui-même, mais d'après ses biographes. Ceux-ci, qui écrivaient pour la plupart sous l'empire des théories classiques, ont voulu y rattacher son œuvre entière. Vitet luimême n'a pas tout à fait échappé à celte manière de voir, malgré la sûreté et la liberté de son goût.

1. On a même attribué pendant longtemps à Vonet un tablean de Le Sneur (Rt'i/uion d'artisles, Louvre, n" y'JO).

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