L\ CRITIQUE DES DOCUMENTS
Il faut s'y résigner : notre sujet a ses qualités, comme d'être en partie nouveau et à cheval sur deux mondes; mais il manque de simplicité et de clarté, et c'est vainement qu'on y chercherait les linéaments de cette logique intérieure qui préside au développement d'un organisme vivant placé dans un milieu favorable. Par une sorte de paradoxe qui ailleurs serait inconcevable, ce n'est donc pas dans l'école même, mais autour d'elle, dans ses tenants et aboutissants les plus divers, que nous réunirons les plus sûrs éléments de son histoire. Qu'on ne soit pas trop surpris de voir juscpi'où il faudra parfois aller les chercher. Cette méthode discursive ne parait que trop naturelle aux indianistes, dès longtemps accoutumés à faire l'histoire de l'Inde surtout avec celle de ses conquérants. Bien entendu, nous continuerons de ne retenir parmi tous ces témoignages, rarement indiens, ordinairement étrangers, que ceux qui se rapportent en quelque façon au point spécial qui nous occupe : encore y touchent-ils de plus ou moins près. 11 importe, comme nous venons de le dire, mais il ne suffit pas de les disti'ihuer entre plusieurs groupes chronologiques. Les dévider ensuite pêle-mêle et sur le même plan ne servirait qu'à diviser en plusieurs lots la confusion dans laquelle nous voudrions au contraire contribuer à introduire un peu d'ordre. Il faut encore, et d'abord, les passer rapidement en levue atin de les classer par catégorie
menl l)yzantiue, sauf peut-être sui- certains rejetons siîrindiens de Técole du Gandliàra (cf. liff. .53o).