‹ L'art gréco-bouddhique du GandhâraChapitre 22 sur 36 · LE DIG-VIJAYA DU BUDDHA INDO-GREC. GH · texte numérisé non relu

LE DIG-VIJAYA DU BUDDHA INDO-GREC. GH

d'hésitation sur leur identité. Mais puisque tous les Buddlias se ressemblent, c'est donc que, de près ou de loin, ils descendent tous d'un ancêtre commun. S'il est permis de dire, iconographiquement pariant, qu'il n'y a de Buddha que le Buddlia, c'est qu'il n'y avait à l'origine qu'une unique formule, à savoir Tindogrecque.

De quelque côté que l'on aborde la question, qu'on descende la filière des plus anciens Buddhas datés ou qu'on remonte de proche en proche à partir de leurs plus récentes répliques, c'est toujours à cette conclusion qu'il en faudra venir; car avec elle tous les faits s'accordent, et aucun n'y contredit. Son autorité et son importance ne feront que s'accroître si l'on spécifie tout de suite qu'elle est valable pour tous les aspects connus du Bienheureux, qu'il soit debout ou couché ou de quelque manière qu'il s'asseye. A ces diflérences, fondées avant tout sur la posture, se réduisent, on le sait, les seules variantes du motif : il n'en est aucune qui ne se ramène à un modèle gandhârien. Nous venons de le vérifieipour le Buddha debout (fig. GS/i-ôgo) ou assis à l'indienne (fig. bbtir)66); il sei';ut loisible de reconnnencer l'expérience sur les images du Purinirvàna (fig. ^76-28.8], etc. Ce qui est vrai du type assis lest aussi de ses sièges : les figures 77, yy, 6o5, /io8, /i58- 669, nous auraient vite renseignés, par exemple, sur l'origine du lotus de la figiu-e .")()(). Du moins l'unique exception à cette règle consisterait dans le thème du nouvel Illuminé installé sur les replis et sous le capuchon du serpent Mucilinda : création bizarre, s'il en lut, dont il semble qu'il faille laisser l'initiative à l'école d'Amarâvatî (') et qui n'eut d'ailleurs de vogue qu'en Indochine (cf. fig. bai). Encore hésitons-nous à nous jirononcer catégoriquiîment, à cause de certaine petite leçon que nous ont récemment donnée les fouilles. Il existe en effet — ceci n'est pas un apologue,

*'' Cf. t. I, ji. h\kki^). Fouiliuil 1)11 !■( il l'ii L'xisli' iiii ;iulre sur la façade de eu a troLivi' un spécimen à Béiiaiès la grolle Vil d Ajanlà ( I..S'. ]Î./.,1V,

{A. S. i...\,w. n,'p. ujo'i-'>, |)i. xxxi) pi. xxvii).

(.\NriM un. - II. h'\

690 RÉSUMK HISTORIQUE.

mais en pourrait servir — une représentation du Buddlia assis à l'européenne dont nous connaissons des spécimens un peu partout, à Bénarès (lig. BGy ; cf. (ig. 607 c), au Wagadha, à Ajanlà, au Campa, à Java (tig. 568), comme à Dandan-Uiliq, à Touenliouang, à Yun-kang, à Long-men, à Nara''), etc.; si bien qu'elle fournirait toute une série supplémentaire de reproductions, si Ion pouvait jamais tout reproduire. Or jusqu'en ces dernières années nous avions toutes raisons de croire que, par une contradiction assez inattendue dans les termes, ce modèle assis à la mode occidentale était d'origine purement indienne, tandis que le tvpe semieuropéen du Gandliâra aurait toujours affecté la posture mystique des yogi indigènes. Depuis la découverte par le D'' D. B. Spooner du groupe de la figure /i85(^), si tardiC qu'il semble d'ailleurs, qui oserait encore soutenir ce paradoxe ? Yeut-on un autre exemple non moins convaincant, bien qu'il ne porte que sur un point accessoire? A propos dune grande statue déterrée à Rawak par Sir Aurel Stein et qui était auréolée de petits Buddbas debout, obliquement disposés en éventail, M. le professeur A. Griinwedel croyait pouvoir déclarer «qu'une telle représentation était jusqu'à présent inconnues, et en rapprochait deux images observées par lui-même à Qyzyl, près de koutcba''). En fait, ces irradiations magiques d'images émanées s'étaient déjà montrées aux coins de certaines représentations gandhâriennes du «Grand miracle n de Çrâvastî (fig. 78-79); qu'elles reçussent à l'occasion les honneurs du panneau, c'est ce dont ne permettent plus désormais de douter les dernières fouilles de Takht-î-Baliai (cf. lig. /i8/i).

<'' h. houdd., I, lig-. 10 (i-r. |il. III. ''' Cf. ci-dessus, I. II. p. 3a6 et

IV); J. A., 190 ), |)1. k et 7 ; H. I'ar- 58{î. — Une aiilie slalue, pareillement

MENTIER, Iiwciitaire des monuments fams, assise, du Buddlia {jit niiililée dans les

(ig'. 117 ; M. A. Stein, Ane. Khotaii . II, mines de Taklil-Î-Baliai

pi. LUI: L'r\n décoratif, n° liS, août ''' Deutsche Literalui:cilu)tg, 7 mars

1910, p. G'i ; Ed. Ghavannes, Mission, 1908, p. 5()i ; cf. M. A. Stein, Ancient

pi. 128 et suiv., 180 et siiiv.: G. Mi- K Imlini, \ . i'ig. ti-}-('>â i^l Suiid-huried Ruiiis

GEON, Au Jupon, pi. 27, et plaque de terre of Klmiun, fronlispice; et A. (liii nwedel ,

cuilr du Miusée de Nara, etc. Altlt. huit. Turk., p. igG, 201-202.

i.E nin-vi.nn uv Bcnnin ixnn-r.nEr. coi

On ne saurait donc être trop circonspect avant d'aflTiimer que tel ou tel caractère des images postérienres, trait de détail ou d'importance, était ignoré de l'école du Gandhàra. En revanche il serait par trop pusillanime d'Iiésiter plus longtemps à tii'er jusqu'au

FiG. 55-'i. — BuDDUA DE Prayàga ( cf. p. 6l 1, G8 1 . 700. 7<l3).

Trouvé il Miinkiiwar, dislricl d'AUahnbàd.

D'après uni' pholojj. il»' V Arrli . Surrq/.

bout les conséquences logiques de cette enquête en ce qui concerne l'évolution du type du Buddha. Tout d'abord, le terrain étant définitivement débarrassé de la chimère du fftype indien originels, il ne peut plus être question de regarder la création gandhàrienne comme une adaptation hellénisante dnn modèle indigène préexistant. Par voie de irciprocité, dans les mutations inévitables que le

li'J-2 RÉSLMlî HISTORIQUE.

prototype aura subies d'Inde en Inde, on doit d'avance s'attendre à suivre la marche d'une trindianisalionn progressive de l'original indo-grec. Des principes analogues guideront notre revue des Buddhas de la Haute-Asie: car cliez eux aussi se manilestent certaines niodilications à mesure qu'ils passent de la Sérinde à la Chine et de la Chine au Japon. Assurément nous ne pousserons pas l'amour du parallélisme jusqu'à commencer également par discuter, après la question du «type originel indienn, celle d'on ne sait quel type chinois primitif. Libre à M. fcakasu Okakura de décréter, sans d'ailleurs en apporter (et pour cause) le moindre commencement de preuve, a qu'une étude plus profonde et mieux informée des œuvres du Gandhâra révélera une plus grande prédominance de l'inlluence chinoise que de la prétendue inlîuence grecque Wn. Sa profession de foi pan-mongolique, contraire à toute l'évidence des monuments et des textes, ne supporte pas la discussion. A des allirmations aussi tranchantes et injustifiées, notre intention n'est pas de répondre sur le même ton en niant à notre tour la part de la Chine dans le développement de l'art bouddhique: l'histoire nous apprend seulement que son intervention a été beaucoup plus tardive. C'est ainsi — les documents chinois nous en ont eux-mêmes donné l'assurance, — qu'elle n'a été pour rien dans la genèse du type idéal du Buddha : mais c'est de la ffsinihcatiomi de ce dernier que nous nous apprêtons à suivre les progrès à travers l'Asie centrale.

§ II. L'évolution du type du Buddha.

H l;nil en toule chose garder la mesure. La fidélité, pour ne pas dire la servilité avec laquelle, dans les lieux et les temps les plus divers, les fabricants d'idoles bouddhiques se sont attachés à repro-

l\ \k\'^( (lh\Ki iiA. Tlie Idciils of llie Eiisl (Lonilrc^. ii.)i>''t).\). -jS i'[ {-l. \>. --3 .

/ÉVOLUTION ni' TVPF, PI lUHDIl \.

FiG. 555. — BiiDDiiA DE BÉNABÈs. (cf. |). 870, /181, (3 1 1 , 68 1 , 683, 701, 703, 716).

Trouvé et comervé à Sàniiith. Ilaiilcur: i m. Gii.

Cf. A. S. h, Ann. Bcp. lso/,..5, |il. XXI\ c.

fliiiie an moins Taspect d'ensemble du prololyjje indo-grec du Bnddha, s'impose avec toute l'évidence d'un l'ait |)alpahlp. aisé à

69'i RÉSUMl': HISTORIQUE.

contrôler dans le premier album ou musée oriental venu : et c'est pourquoi, s'ils risquent de baisser dans l'estime des criti(pies, ils sont sûrs de garder la reconnaissance des iconographes. Quand les premiers amateurs d'art japonais avaient l'impression de retrouver dans leurs bibelots exotiques un sentiment classique des proportions et de la draperie, et un caractère trplus indien que chinois'^' n, ils ne se doutaient guère que leur opinion, alors si risquée en dépit de sa justesse, serait un jour susceptible d'une si minutieuse vérification. A la lumière des récentes explorations, leur hasardeuse conjecture s'est muée en certitude historique. En même temps elle s'est singulièrement précisée. Non seulement des traits étranges et i'rappants, tels que l'exagération des oreilles ou la protubérance du crâne ont trouvé ou trouveront une explication naturelle ou satisfaisante : on pourrait déjà pousser les rapprochements jusqu'à des caractères plus subtils. Il n'est pas, par exemple, jusqu'à cette rondeur lourde du bas du visage, que nous avons à tort ou à raison reprochée à nos statues gandhàriennes(^), qui ne se remarque chez les Buddiias sino-japonais (fig. 56^1-566, BSs, Scjo) aussi bien d'ailleurs que chez les Javanais (fig. 56 i, 568, 58 o). Mais, encore une fois, l'air de famille de tous les Buddhas connus est un fait d'évidence sensible, et que nous avons assez longuement vérifié pour être siirs de n'être victimes d'aucune illusion d'opti([ue. Ce qui importe à présent, c'est de marquer el, si possible, de coordonner, après les ressemblances, les dilférences non moins indéniables qui les séparent selon les pays et qui ne pouvaient manquer de s'accentuer entre eux à mesure qu'ils s'éloignaient dans l'espace et le temps de la souche de leur race. Car c'est bien au fond d'une étude anthropologique qu'il s'agit. Un jour même, avec les progrès de l'arcliéologie, tout un système élaboré de mensuration sera ici de mise : mais il va de soi que nous ne saurions déjà prétendre à tant de scientifique rigueur.

'"' GoNSE, L'art jiipniiiiis. 1, p, i(j(j. — '''' T. II. |i. '■'lïi-j.

F;HV0LUTI0N du type du IîUDDHA. 695

D'un certain nombre de ces \arialions, d'ordre soit corporel, soit seulement vestimentaire, nous nous sommes déjà servis incidemment pour la chronologie interne de l'école du (îandliâraC) : nous voudrions essayer à présent de dégager leur place et leur valeur exactes dans la série universelle des images du Buddlia, sans d'ailleurs (|u'il soit ordinairement besoin de descendre plus bas que le x'^ siècle. Or, si nous reprenons de ce point de vue la visite des collections ou simplement l'examen des recueils d'images, nous remarquerons bientôt que les modifications les plus importantes, parce que les plus constantes, portent sur le traitement des draperies et sur celui des clieveux. Et cette première constatation ne pourra manquer de nous d:)nner à réfléchir. N'est-ce pas justement l'exécufion technique de ces élénints''-' qui nous a le plus clairement dénoncé l'origine occidentale des créateurs du type? Et n'est-ce pas sur l'atténuation progressive de leur allure hellénisante que nous avons bâti notre essai de classement chronologique des Buddhas gandhàriens ? Il semble donc que nous ayons seulement à étendre les observations déjà faites sur le clan originel à tous les membres de la tribu, si dispersés qu'ils soient. Aussi bien les circonstances historiques de leur transformation n'étaientelles pas, ici et là, sensiblement les mêmes? (}u'il se perpétuât au Gandhàra ou qu'il se répandit dans l'Inde et en Extrême-Orient, le prototype du Bienheureux ne pouvait que tomber des mains de ses initiateurs dans celles de leurs imitateurs et continuateurs indigènes : et comment ceux-ci n'en auraient-ils pas pris avantage pour l'accommoder, consciemment ou non, à leurs idées et à leur goût? Telle est laulre lace du problème que pose l'évolution plastique de l'idole bouddhique par excellence. Dans les pages précédentes, nous avons suivi avec les yeux conq)laisants d'un Européen l'installation triomphante du Buddha indo-grec dans loiil l'Oiionl du Vieux-Monde: et il n'est pas douleux, en ellet. qii il n v ait ('-lé

' (.('. ci-<le'isiis, I. il, 11. .");")(), ,553, ele. — " (jl. I. Il, p. 2'^t>., -î.^o l'I suiv.

cm liKSIMK IIISTORinCR.

l'ccii avec (MitlioiLsiasme, el (|u'arlisles et fidèles ne se soient [jarloul inclinés devant le prestige de sa beauté. Mais il est non moins évident que sur les deux points déjà signalés — et d'autres, plus intimes — la teclinique grecque choquait à la fois leur esthétique et leur orthodoxie, et qu'ils le firent bien voir. Regardé par l'autre bout de la lorgnette, le difr-vijnya du Maître nous apparaîtra plutôt comme la lente, mais irrésistible absorption de limage semieuropéenne qu'une école étrangère avait, par le seul jeu de sa supériorité souveraine, imposée dès l'abord à l'admiration, voire à l'adoration des peuples asiatiques. Toute action appelle une réaction; et il est à la fois vrai de dire que le Buddha a conquis l'Asie, et celle-ci son vainqueur.

Les cheveux. — Mais laissons ces trop ambitieuses généralités et reprenons notre patiente analyse. Des deux traits convenus de la figure du Bienheureux qui, par leur promptitude et leur persévérance à se transformer, ont tout d'abord attiré notre attention , les cheveux et les draperies, le ]>remier est de beaucoup le plus important: car là il ne s'agit pas seulement d'une alTaire de mode, mais d'une belle et bonne hérésie. Deux choses sont en efl'et également certaines : l'une, C[ue les statues du Buddha — si tant est que le Buddha eût jamais du avoir de statue — devraient toutes, comme on sait déjà''', avoir la tète rasée; l'autre, que ces mêmes statues ont toutes, comme on peut voir, gardé leur chevelure. Même dans les écoles qui, à la dilTérence de celle du Gandhâra, représentent le Prédestiné en train de se couper les cheveux'^', son crâne, après cette opération, n'en devient pas plus chauve. On se rappelle peut-être à quel point cette question est étroitement liée à la genèse de Yusnisa et comment cet ornement postiche nous a |)aru devoir sou artificielle existence aux dévotes exigences

''' Ci. I.ll, |i. oyçi et siiiv. à ceUe place, a été depuis publie

'■■■') Cf. t. I. p. 3(i/i. Le fra{rmenl tle (M. A. Stei.n, Ane. Kliotan, pi. XLVIII, scliisic lidMvé il Klidlan, el déjà signalé kli. oo3 ".).

r;i' VOMîTION DU TYPE DU BliDDHA. 697

(le fidèles rigoristes, compliquées de la routinière maladresse de {[iielques ap])rentis sculpteurs C. La théorie a pu sembler assez alambi([uée : elle n'en trouve pas moins sa confirmation dans la revue que nous sommes en train de passer des images du Buddlia.

l''iG. 5.')(). — Blddfh 1 dk Mviuulii), .u: .\Iag\diia (cf. p. 6'jç), 681, 701). Musée (h Calculla, n II. G. t. Provcmint de Ilnilli-Gaijd. Hauteur : i m. tS.

De lotis les signes caractéristiques du grand homme, celui qui lui avait ainsi poussé après coup sur la tète est aussi le seul chez lequel nous ])uissions rclevei" des modifications vraiment foncières, et cela jusquà nos jours. Uusnisa,, s'il faut l'appeler de ce nom. se porte en effet de bien des manières, non seulement l'ond, à I au-

''' Cf. l. Il, [). 295 et siiiv.

cienne mode, mais encore conique comme au Canjbodge, ou en pointe, comme au Siam, ou en forme de flamme comme au Laos, ou de lyre comme à Ceylan (fig. 569-572). Evidemment les fantaisies individuelles ou nationales se sont ici donné carrière : et l'on pourrait être tenté de voir dans ces et variations n une vérification de plus de l'axiome des théologiens et que l'orthodoxie est une et que l'hérésie est multiplet. En réalité elles proviennent simplement du lai! qu'il n'existait sur ce point aucune tradition fixée. Et comment les vieux textes sacrés, qui n'avaient même pas idée d'une représentation du Maître, auraient-ils pu en effet dogmatiser à l'avance sur une déformation, aussi tardive qu'inopinée, de ses statues gandhàriennesW ? Au contraire, le fait que Yusnisa était sorti d'une sorte de compromis entre donateurs et artistes ouvrait désormais la porte à toutes les combinaisons possibles, selon les hasards de l'heure et du lieu. C'est tout juste si, à travers ses transformations, ce tt signe :i est demeuré d'ordinaire (mais non toujours'-)) sur le sommet du crâne, à la place originelle de ce chignon indien dont il n'est en définitive qu'une malfaçon.

11 est inutile d'insister sur les fioritures modernes, mais intéressant de noter les trois variantes anciennes du motif. L'une des plus curieuses nous est offerte par une image déjà familière de Mathurà (fig. 55o) et se retrouve, non moins nette, sur une tête détachée de même provenance, aujourd'hui à Lakhnau (fig. 55 1). Les sculpteurs locaux ont bien renoncé à raser la tête du Buddha — moins, semhle-t-il ici, par respect pour le modèle gandhârien que par crainte de le faire méprendre pour un simple moine; mais, probablement par déférence pour la mode locale, ils ont roulé en spirale sur le sommet du crâne la longue mèche caractéristique

'"' ^otons toutefois que le cliclic ;mi- '■' Mous avons di'ja eu l'occasiou de

quel nous avons fait allusion plus haut signaler f[ne, sur les miniatures benga-

(l. II, p. 299) a pu (lonner prétexte aux lies du xi' siècle (cf. Iconogr. bouddii.,

modernes, pour figurer Viisnisa sous pi. X, i et i), il est de l'orme pointue

lorme d'une excroissance flamhovante et placé sur l'arrière de la lôte, comme

(cf. pour Yùrijci, t. II, p, 289). un loupel de clown.

des Hindous. Au total ils ont l'ahriqué une figure du Maître (jui, avec son cliignon ren forme de coquillages, mériterait, au même litre que Çiva, Ti-pithète de /.«/wrf/m (". Cette bizarre éUicnhialion

FlG. 057-558. lilDUIlAS (DE STÏI.E PÀlA ) , AU Mai^DMA

("cf. p. 6i 1, 681. 701, 7oi , 780).

Fig. 557. — Musée <h' CalcuUa, n° Kr. lii. Provenant de kwLihdr. }{iinleur : i m. o5. hig. 558. — Trouvé près de Rdjagriha; cf. J. .1. .S. nf Beng., L.MII , I, pi. U.iSijù.

n'eut d ailleurs, si l'on en croit les fouilles, aucun succès. Plus dnral)le se montra un autre procédé dont s'avisa la même école et qui s'amorce déjà sur les deux images en question : nous voulons parler de cette façon d'arrêter rigoureusement sur le Iront la li;;ne

''' C'est éviilemment là nue mode ;'i boniaienl, l'omrne l'onl oncore la |ilii|)arL l'usage des laï(|ucs: loiilefoisie uoni a pu des sddliu actuels, à se découxiir la léle ^Ire donué à des ordi-cs ascétiques qui se sans la raser.

700 RKsnMi'; insToiiionE.

(les clieveiix, dont la masse n'esl plus iii(li(jii('e que par un iiiofleli' parlaitemeiit lisse : si bien que, tout en {jardant la silbouettc caractéristique du clii{;noii, la tète paraît entièrement i'asée(cf. fig. 584). Ce mode de compromission entre les deux tendances opposées que nous avons dites est fort ingénieux et d'ailleurs des plus commodes pour l'ouvrier: aussi ne s'étonnera-t-on pas outre mesure qu'il ait joui de quelque faveur. On le retrouve non seulement dans l'Inde sur un Buddha du Madhyadêça (fig. 556), mais jusqu'en Sérinde (fig. 563) et en Chine (fig. hko et 564). Il fut toutefois éclipsé et supplanté à peu près partout par les «boucles frisottanles et toutes tournées vers la droite n qui avaient pour elles l'autorité du texie — encore que détourné de sa véritable application — des saintes écritures. Tel est, on s'en souvient, le parti qu'avaient pris, de guerre las, les artistes du Gandhàra. Mieux valait encore pour eux s'exécuter de bonne grâce que d'exposer leurs œuvres à des retouches du genre de celles dont la belle tète indo-grecque de la figure 578 porte si visiblement la trace édifiante, mais déplorable. Is fecil cui. . . placel : le coupable s'y dénonce assez de lui-même. C'est pour flatter le goût ou les préjugés indigènes qu'une main indienne s'est intentionnellement elïorcée d'eflacer par le flottement l'indécente luxuriance de la chevelure, en même temps qu'elle se plaisait à reprendre les sourcils pour mieux en souligner la jonction. Devant cet insigne te sabotage 11 , on conçoit que les sculpteurs gandhâriens aient préféré se réformer eux-mêmes. Il ne faudrait pas croire d'ailleurs que, pressés d'abandonner leur procédé favori des w ondes n, ils aient dû inventer tout exprès pour la circonstance celui des boucles. Quelque archaïque qu'il dût paraître à leurs yeux comme aux nôtres, ce dernier leur était égaicmeni lamilier, et se montre sporadl(|uement sur des œuvres de bonne époque. C'est ainsi que la figure i5-j en gratifie un dieu et la figure i5i le neveu d'Asita, personnage encore respectable : mais le fait qu'on le prête également à de simples lutteurs (fig. 3o3, cl cf. I, p. 33/1) ou même à des démons (cf. fig. 598 et /i6o) prouve

I/EVOI.UTIO.^ DU TYPE FMI ISUDDHA. 701

assez qu'il n'avait pas à Torigiae le caractère hiératique et sacré rjue finit par lui donner son association avec la tête du Maître.

Sous le bénéfice de ces observations, rien ne serait plus aisé — car les têtes sont ce qui nous manque le moins — que'de suivre à travers les collections publiques ou privées la progressive schématisation et la transformation finale de la chevelure et à la grecque t) du Buddha gandhàrien. Gomme point de départ nous prendrions quelque spécimen de bonne époque dont les ondes soient encore souples et fluides (fig. 67^ et b-jMns; cf. fig. hhb-hhi^, 48o- 681, etc.). Mais bientôt nous verrions, sans que les mèches cessent pour cela d'être longues, leurs ondulations commencer à se dessécher et à se figer (fig. .576; cf. fig. A55-i56, /182, etc.). Sur la figure 676, elles semblent déjà se rompre en petites vagnettes distinctes. Enfin, sur la figure 677, apparaissent les boucles crépues (' ; et il sulfira à celles-ci de se styliser à leur tour (fig. 878; cf. lig. ^83), pour nous présenter d'avance l'apparence stéréotypée des images de Mathurâ (fig. .^79; cf. fig. 687), de Bénarès (cf. fig. 555, 567 et 588), ou du Magadlia (cf. fig. 556-558). Il ne nous resterait plus qu'à suivre la fortune de ce procédé au Cambodge (fig. 58i; cf. fig. 56o) et à Java (fig. 58o; cf. fig. 56i et 568), en Chine (cf. fig. 54 1) et au Japon (fig. 082; cf. fig. 566 et 590). Mais, à l'aspect de ces dernières, surtout des figures 58 1 et 589, qui se douterait, si nous ne venions de suivre la filière de leurs modifications successives, que ces rangées de rugosités, pareilles à des alignements de grains de chapelet, représentent les vestiges atrophiés des anciennes boucles? Il n'est pas surprenant que les Bouddhistes d'aujourd'hui s'y trompent eux-mêmes. Nous nous sommes laissé conter qu'au Laos les gens ont une façon à eux de comprendre la coiffure spéciale du Maître. Un jour, disent-ils,

'■' Nous ne revenons pas ici sur la di'crit soinmairenionl les Biiddlias (!(■ si

manière dont lesdiles boucles ont envahi temps ( vi° siècle) , note ces cheveux courts

le soi-disant MAHiVi (cf. l.ll, p. ayfil — (58, '1/1). — Les musées indiens con-

l,.i Ilriliiil-Siiiiiliili! de \ arâlia-Miliira , (pii scrveiil miiiiliie de ces boucles délachées.

un de SCS fidèles, craignant qu'il ne jiiîl une insolation, a coiffé sa tête rasée d'un iruit, préalablement évidé. de jaquier (ou arbreà-pain). 11 est de fait que rien ne ressemble mieux à l'écorce rugueuse de la jaque que le crâne grenu d'un Buddlia laotien ou siamois (cl. fig. 571-572) : mais tout de même nous croyons notre théorie archéologique préférable. Nous ne sommes pas davantage disposé à abandonner celle que nous avons avancée à propos des draperies a à la grecques pour adopter la version mongole de leur origine : car sur ce point aussi des fidèles, paisiblement ignorants de fart hellénique, ont inventé de toutes pièces une explication qui leur fût intelligible. Les artistes chargés d'exécuter la première image du Maître, éblouis par sa splendeur, n'auraient pu copier que la tremblante réflexion de sa personne dans l'eau : et les ondulations serpentant sur cette eau rendraient compte des plis, à leur gré inutiles et même disgracieux, qui courent sur le costume'').

Les draperies. — Mais laissons ces billevesées, pour significatives qu'elles soient, et reprenons le fil de notre étude. L'expérience qui vient de nous réussir sur les cheveux, nos documents nous invitent à ia recommencer immédiatement à propos des draperies : et, de fait, ils nous présentent également toute la série des nuances intermédiaires entre le faux himation et la véritable sniighdii. Nous partirions cette fois encore du beau manteau, si bien drapé à la grecque, de la planche II (cf. fig. /i 7 7-^7 8 et /i8o); mais déjà sur la figure 583 (cf. fig. 48i-/i83) nous en verrions l'étoffe, naguère si hardiment creusée et si librement flollante, s'étriquer et se plaquer sur le corps, comme si elle venait d'être mouillée. La tendance à atténuer les creux et à mouler, pour ainsi dire, le torse

•'' Cf. A. CiiiiJwvEDEL et J. Bi'RGESs, Nous revîeiKlrnns flans un inslani (S m)

/J«(W/i/s( /!)■( îN /)i(/i'«, [). 17 1-1 72, d'après sur les légendes relalives à la création

G. HuTH, Geschichte des Buddhismus in de la première statue du Buddlia : nous

dcr Moii'olei, II, p. 609. Voir parlicu- avons afiaire ici à une variante de celle

lièremenl certains Bnddhas de Rawak cpic nous conterons p. 720-72-2 , d'après

(M. A. Stein, Ane. kliittan . p. /190). — le Divijàvadàna.

et les membres se précise et s'exagère, à mesure que nous pénétrons dans la péninsule, sur les images de Malliurâ et d'Amarâvatî (fig. 586-087; ^'- ''S- 559-553) : toutefois on ne sait quel scrupule fait encore respecter, pour amenuisés qu'ils soient, l'indication Iraditiomielle des piis. Si nous descendons à la fois jusqu'au

^sr^^-..

l'io. .j.ji). — Blddiia i>k Cevlan (cf. p. 682, 707). Sltiliie voisine du Ruaiiiveli Dagoba (Mahd-lhtipa) . ii Aiiiirddliniiiird.

v*' siècle et jusqu'à Bénarès (fig. 588; cf. fig. 55'i-555, 5G7), ces dernières rides ont disparu, exactement comme sur un miroir d'eau qui s'apaise. La personne du Bienheureux, voire même la ceinture de son vêtement de dessous, achèvent de se dessiner à travers la transparence voulue du lissu : seul un dernier Ilot achève de retomber de sa main gauche en une savante cascade. Begardez-la

70'i RÉSUMÉ HISTORIQUE.

de près; c'est, ])ien une chute classique, dernier vestige de l'iiilluence grecque. H ne nous resterait ])lus qu'à suivre l'extension et la perpétuation de cette même facture sur les statues debout ou assises du Magadha (lig. boo, 557-558, 588 tts), d'Ajanlà (lig. 5o3), du Cambodge (fig. 2o5. 5-21, 56o) ou de Java (fig. 5i2, 56i et 568). Parfois le fait que l'image est vêtue en vient à n'être plus marqué que par une simple rainure coupant la poitrine et les jambes, ou quelque plissement discret des coins du manteau. Force est de convenir que nous assistons une fois de plus à l'élimination progressive et méthodique de la technique hellénisante et à son remplacement par un ])rocédé plus conforme à l'esthétique et aux habitudes de l'Inde. Aussi bien, après les remarques que nous avons déjà dû faire plus haut à propos des formes et du costume ''), il nous est aisé de deviner les deux causes opérantes de cette transformation : d'une part, le goiÀt indigène pour les surfaces rondes et lisses, de l'autre la substitution aux épais lainages gandhâriens des diaphanes mousselines de l'Inde. Nous venons seulement de suivre l'action de ces deux causes jusque dans leurs ultimes ell'ets. Mais il faut tout de suite remarquer que, par définition, elles ne sauraient l'une et l'autre être véritablement agissantes qu'en des pays de climat chaud et de colonisation indienne. Par le fait, la loi de l'atténuation des draperies, s'il est permis d'employer ce terme ambitieux, ne se vérifie grosso modo que dans la zone tropicale : et ainsi nous ne saurions lui reconnaître la même aire d'extension qu'à celle du frisottement des cheveux. Dans toute la Haute-Asie nous discernerons bien une certaine schématisation et des dispositions nouvelles dans les plis : mais jamais, comme dans les Indes, ceux-ci ne brilleront par leur absence.

Serons-nous plus heureux si, au lieu de considérer le mouvement d'ensemble de l'étofTe, nous nous attachons à tel détail particulier de vêture? L'espoir nous vient de découvrir dans la manière

f'i Cf. I. 11. |). ?>so ctsuiv.

L'ÉVOLUTION DU TVl'K DU BUDDHA. 705

de porter la saùghdti l'amorce d'un développement qui ait été partout et uniformément suivi. Nous nous sommes déjà trouvé dans l'obligation de faire remarquer à propos des moines que la manièi-e indigène de cr faire des cérémonies -n consistait à se découvrir l'épaule droite et que, par ailleurs, cette mode n'apparaît qu'assez tard sur

FiG. 56o. liuiiiiiv Di I^AMiiouuE ( cl. ji. liMI! , 701, /oij. 1 rimn'' fjor .1. Commajli.i-: ii riint)re (le In façade Sud dw liaijon dWn^kur-Thnin iiQjS).

les Huddlias du Nord-Ouest'". Ce qui n était au Gandhàra qu'une exception tardive devient au contraire la règle générale sur les images postérieures du Magadha et de Geyian, de l'Indochine et de rinsulinde (■-'. Or il est non moins visible que cette coutume indienne s'est également propagée dans la Haute-Asie. Dès Ravvak,

''' Cf. t. II, p. 270 et 553. une lois de plus les mêmes renvois aux

'■' Il nous parait inutile de répéter mêmes Ogtires.

GiMiHin». - II. 45

wpBiiirntt KlTIOxiir.

à cofé des Bnddhas vêtus jusqu'au cou nous en apercevons qui montrent leur épaule droite C. Mallieureusement pour la théorie, ils n'en demeurent pas là. Un développement inattendu et auquel rinuc n'a plus de part, vient tout à coup en Sérinde se grelTer sur le premier. Voici en efl'et qu'un pan du manteau remonte par derrière et se rabat sur l'épaule droite, comme pour en voiler la nudité. Ce trait nous paraît d'autant plus digne de retenir l'attention des sinologues qu'il surprend davantage les yeux des indianistes, et il conviendra de fixer aussi exactement que possible la date, sinon les raisons de son apparition. Déjà dans la et Grotte des Peintres T) à Qyzyl,les dessins de M. le professeur A. Griinwedel relèvent côte à côte des Buddhas dont la sanghâù découvre seulement l'épaule droite, à l'indienne, et d'autres où au contraire elle laisse — dirons-nous, à la chinoise? — la poitrine à nu entre les deux épaules vêtues. Cette dernière disposition est devenue courante en Chine dès le v° siècle (fig. 5/i 0-542, 56/i) et on la retrouvera juscjue chez les Buddhas sino-japonais et tibétains les plus modernes'-': mais c'est justement par là qu'ils se dilTérencient à première vue de leurs congénères Indochinois ou singhalais.

Ainsi les deux tentatives que nous venons de faire pour esquisser les lignes directrices de l'évolution des draperies chez les idoles bouddhiques n'ont qu'à moitié réussi. L'une s'est vu restreindre, par des conditions particulières de civilisation et de climat, aux seules Indes orientales, tandis que la courbe de l'autre a été soudainement traversée par un élément spécial à la Haute-Asie. Mais ces réserves ne sont pas les seules que nous devions faire. 11 faut bien avouer que nos essais de et lois w n'ont qu'une portée purement

'■' M. A. Stein, Ane. Khotnn . H, mais prouve que les Chinois se rendaient

pi. XVII. comple de la dilïeience. Notons encore,

'"' Le témoignage chinois du xiT siècle à l'appui des remarques qui vont suivre

cité par F. Hirth (Ubcr freimk EiiiJIiisse sur les croisements d'inlluence, le cas

in lier CIniie'iiscIten kiinst, p. 5i) au sujet de ces honzes indiens chargés de décorer

du style des Buddhas du Magadha ne l'ait vers ce même temps le yamen d'un préfet

que confirmer nos documents indiens, du Sseu-tch'ouan.

L'EVOLUTION DU TVPE DU BUDDUA.

théorique, à chaque fois compromise parla multiple diversité des faits. C'est ainsi que dans les Indes nous relevons des traces sporadiques de draperies, comme si après tout elles ne s'effaçaient qu'à regret (cf. fig. lîoo, BSg et surtout 689). En Chine nous rencon-

l''iG. GGi. — BiiDDin Dii Java (et', p. hS'j, (iij'i. 701, 70/1). Ttjpe des lîwhlhiis du llnni-liinidniif.

irons à la même époque et quelquefois cote à côte, comme sur la figure 56û, des Buddhas à la poitrine dénudée ou dont la robe monte au contraire jusipùui cou. Parfois même, aux temps et aux lieux où l'on s'y attendrait le moins, les plis traditionnels ressuscitent comme sur telle statue de bois'') dont l'existence. n'est attestée au

''' Voir Si;i-icui Tam, Un a slaliic of hidn-ipreh liijlumœ [Kokka , l. \\, Shaka in tlœ Seiryo-ji Temple sliuiving p. a^a-aSg).

lia.

708 RKSUMK HISTORIQUE.

Japon qu'à itarlii' du x" siècle (fig. Tj^o). Et certes nous voyons bien comment il serait facile d'arranger les choses. Ces subites récurrences individuelles du type ancestral sont un phénomène bien connu en anthropologie. Dans l'espèce elles étaient singulièrement favorisées par le fait qu'on continuait, nous le savons, à colporter dans toute l'Asie bouddhique des dessins des images les ])his célèbres ('), et que plusieurs de celles-ci se rattachaient directement au prototype gandhâricn (cf. fig. Tk)!). Rien ne serait donc plus aisé que d'ajuster ces variations et ces résurrections dans notre svstème : ce sont les exceptions qui confirment les règles que nous venons d'énoncer. — Sans doute : mais elles nous avertissent en même temps avec quelle prudence il conviendra de les appliquer.

L'iNTERPliKïATION CHnONOI.OGIQUE lîT ESTHETIQUE DES FAITS. AuSsi

ne tenterons-nous pas de pousser plus profondément l'examen des nombreuses espèces qu'embrasse le genre Buddha. Nous risquerions à présent de ne ramener qu'une poussière de faits sans liaison entre eux et dont chacun réclamerait une explication de détail, d'un caractère surtout ethnique ou technique. Connnent mesurer par exemple la part de la race dans l'épaississement du menton javanais (fig. 58o), l'élargissement des lèvres khmères (fig. 58 1) ou le retroussis des yeux sino-japonais? Ou encore qui définira exactement le rôle joué par la matière dans la facture des images d'argile moulée de la Sérinde ou des statues en pierre volcanique de Java? Ces seuls exemples peuvent donner une idée des discussions sans fin, et le plus souvent sans issue, où nous risquerions à présent de verser. Mieux vaut nous borner aux seuls traits extérieurs et marquants qui se laissent aisément vérifier presque à tout coup et organiser tant bien que mal en séries continues. Le tout n'est pas d'ailleurs de dresser des sortes de tableaux synoptiques des modifications les plus répandues et permanentes : il faut

' (if. I!. l'iiïiii ci.i, Coiiférfiiccs au Mi(séc (ïiiii/ii'i eu iffii (Hilil. ilo viiljjiirisatinii .

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