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Chœur PC.
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lilôria Patri,el Fi . li.o, et SpLri.tu.i Sancto
Dans les premiers siècles, on chantait souvent des psaumes entiers suivant ce procédé, également emprunté à la liturgie hébraïque.
A uiv'' siècle, ou même à la fin du 111% un nouvel usao-e s'établit dans l'éoflise orientale, en Perse : celui du chant choral des psaumes. Jusqu'alors la récitation ou le chant modulé était réservé aux solistes, le peuple se bornant à dire le refrain final ou les reprises du répons. Mais Bardesanes, Tun des chefs d'une secte d'hérétiques gnostiques, résolut d'augmenter rimportance du chant des fidèles; il composa des sortes de psaumes ou d'hymnes, exécutés par la foule, innovation qui rencontra beaucoup de faveur. A celte innovation, les calholicjues répondirent en prenant dans la Bible même le texte de leurs (diants, et, entre les dates 348 et 358, dans des circonstances assez curieuses, le nouvel usage des églises de Perse avait assez grandi pour s'introduire en Syrie, à Antioche, et, de là, dans tout l'Occident. Cet usage consistait à partager la foule en deux
FORMES MUSICALES ET DEVELOPPEMENT i65
demi-chœurs, l'un des hommes, Taiitre des femmes et des enfants, chacun disant un verset du psaume; aprèschaque alternance, les deux chœurs ensemble reprenaient un refrain ; tan tôt le refrain était emprunté aux antiques réponses, dans le genre de celles ci-dessus reproduites, tantôl on composait des chants nouveaux un peu plus longs. On désigna l'ensemble sous le nom à'aiitiphonia ou (ïaiitipliiiooii melos, impliquant la coexistence de Técho de deux voix chantant à intervalles distincts : la voix de femme ou d'enfant est en effet à Toctave su[)érieure de celle d'homme, et cette exé(uition pouvait comporter une voix intermédiaire, chantant à la quinte de la voix grave (v. p. i55). Voici en quelles circonstances se répandit Tusage de VaiitipJionic appliquée au chant alterné des psaumes.
Antioche, la ville riche et luxueuse, la grande métropole syrienne, lien entre Tllellade et l'Orient, applicjuait aux ofïices liturgiques et au soin du cliant, en pleine persécution même ^, une partie de ses immenses revenus. Il semble que la richesse d'y\ntioche et de son église du
I. J']ii 209, Iôvc'hjuo incligne Paul de SainosaU" esl disposé cl exconiniunié, à la suite d'un procès enli(> Ini el l'église d Anlioclie, «lonl il dissipait les revenus. La eoniniunauU' (•hréiienu(> trAnlioche était alors (^xlrèinenient inipoi'lante el fortement constitn(''(» : renipiM-cMii- romain iiii-mémr dut intervenir dans ce procès. IjisT'he, I/isl. ceci., Nil, \\\.
i66 L'ART GRÉCxORIEN
iiilhier sur ses pasteurs, car, après les scandales (loiniés par Paul de Samosale, les hérétiques peuvent entraîner, trois quarts de siècle après, toule une partie de la population, sans que l'évèque Léontios, gag-né en secret, tentât autre chose qu'un mol essai de résistance. Le clergé, en général, n'était peut-être pas beaucoup plus zélé, lorsqu'un prêtre et un laïque, membres d'une confrérie d'ascètes, Flavien et Diodore, eurent l'idée d'associer le peuple pratiquant à l'ofiice des ascètes, qui, imitant l'usage, nouveau alors, des solitaires, se réunissaient souvent, la nuit pour chanter tout ou partie du psautier.
C'est alors que s'introduisit à Antioche l'usage des églises de langue syrienne, avec le chant des psaumes à deux chœurs, et le refrain répété de l'antienne. L'entreprise de Flavien et de Diodore eut un tel su(;cès qu'elle se répandit rapidement dans toutes les (^outrées chrétiennes, tellement (|n'uii demi-siè(de après, c'est-à-dire vers la hn du jv' siècle, la plupart des églises importantes l'avaient adopté.
En Occident, l'introduction de ce genre se fit d'abord à Milan, en 386, sur l'ordre de saint Ambroise, qui, de préfet, était devenu archevêque catholique de la même ville ; à Constantinople, c'est saint Jean Ghrysostome, originaire d'Antioche, qui l'importa en 3()o. A Milan comme à
Gonstantinople, les circonstances locales étaient sensiblement les mêmes qu'à Antioche, et le chant de la psalmodie à deux chœurs et refrain marqua l'une des plus importantes phases de la résistance des chrétiens orthodoxes contre l'hérésie presque toute-puissante des Ariens. A Rome, c'est au temps du pape saint Damase (366-384) que fut institué le nouvel ordre ecclésiastique pour les offices de jour et de nuit.
Dès cette époque, le genre des antiennes commença à se développer. A Gonstantinople même, au plus fort des luttes contre les Ariens, le chef du chant « cubicuhiire » du palais impérial est chargé de composer des pièces nouvelles pour les processions de l'office nocturne des catholiques : un peu plus tard, Justinien lui-même com.\)ose des tropaires . Ceux-ci étaient des chants, écrits dans la forme des refrains antiphoniques, remplissant le même but, mais pouvant aussi être ('liantes seuls, étant plus importants {tropos signifie développe me ni.) Le même processus eut lieu en Occident.
On peut encore, dans le cliani grégorien traditionnel, distinguer les diverses catégories entre lesquelles se partagent les antiennes. Aux exemples ci-dessus, |)our le genre siniple hérité des premiers siècles, nous joindrons h^s inéh)dies plus régulières iuiilées souxciil du liiriihh<:
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ou ris-qôlo des Syriens, et se rapprochanl du qnasi-versus latin \ Avec Timportanee croissante de la liturgie, certaines antiennes sont ornées et confiées à la Schola : à ce genre appartiennent les mélodies des communions, dont l'usage commença dans Téglise d'Afrique, au temps de saint Augustin, et des introils, (v. p. i34-i37), que saint Gélestin, pape de Rome, (422-432) passe pour avoir institués.
En étudiant la vie de saint Grégoire le Grand, nous avons eu l'occasion de citer ces «frandesantiennes de procession, comme le Deprecamiir te, si en faveur dès ce moment, et dont le genre aboutit, à partir du xi" siècle, aux grandes antiennes à la Vierge, VAlmci, VAve regina, le Regina cœti, le Salve regina.
Chants ornés et vocalises. — A côté du chant simple primitif, et du développement de ses formes, constaté dans les antiennes, le chant orné et vocalisé, réservé à des solistes, a tenu une place importante, dès une haute époque, dans le chant liturgique de l'Eglise latine.
Gomme celui des répons de la psalmodie, cet usage est également venu, en droite ligne, de la Synagogue. Si les anciens textes hébreux ne