‹ L'art grégorienChapitre 28 sur 33 · I. Par oxoinpli* Kvf^oiic iwh'stiuni , ou Fas sit Cliriaic · texte numérisé non relu

I. Par oxoinpli* Kvf^oiic iwh'stiuni , ou Fas sit Cliriaic

iQo L'AUT GRÉGORIEN

messes de Bach et de I^eethoven. A ce point de vue, Tétiide, au moins succincte, de 1' « ordinaire », sera donc une contribution à Tiiistoire d'un genre immortel.

Dans la célébration de la messe, à côté des prières communes qui constituent Fordinaire lu par rofïiciant, se trouve aussi l'ordinaire des « chants communs », c'est-à-dire des textes exécutés, sur des mélodies diverses, à toutes ou presque toules les messes. Ces pièces sont le Kyrie, le Glo/'ia, le Credo, le Saiicliis et V Agiiiis.

Originairement, ces textes avaient, toujours sans doute, la môme mélodie. On a donné plus haut le Kyrie le plus ancien, qui est encore obligatoire pour le chant des messes « fériales » (p. 37), et le récitatif simple du Gloria., (p. 161). Les autres pièces, pour les mêmes messes, ont gardé la simplicité du récitatif primitif : plus tard, à dater du ix*' siècle environ, on a éprouvé le besoin d'en changer les mélodies, suivant le caractère et l'importance des fêtes ou des souvenirs célébrés. Puis, on a réuni, en des ensembles d'ailleurs variables, des Kyrie^ Gloria, Sa/u'Uts, Agniis. d'origines diverses, qui ont formé les « ordinaires de messes » ou plus simplement les « messes» des divers temps et fêtes de l'année.

Cette partie du chant liturgique est celle où

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la plus grande liberté a toujours régné. Il est de ces pièces qui furent, à plusieurs reprises, retouchées. L'ordinaire Vatican, en réunissant le plus grand nombre rassemblé jusqu'alors, a parfois donné deux versions de certains chants. On aurait pu aussi bien en donner trois et plus ; mais ont été seules choisies les plus caractéristiques. Ainsi en est-il du Kyrit 1 et du Kyrie ad libitum VI ; des Kyrie IX et X ; du Kyrie XI et du X ad libitum, etc. Les deux premiers de ces Kyrie sont donnés, à quelques détails près, par des manuscrits du même temps ; les autres cités ici représentent, les Kyrie IX et XI, la version reçue depuis le xiii^ siècle environ, les autres, la, ou mieux, une des versions primitives. Ce furent pendant longtemps des chants uniquement populaires.

Il en est de même du Gloria de la messe n" IV (la première des « fêtes doubles »), (|ue l'édition Vaticane a publiée sous sa forme ornée, et que d'autres codices tout aussi anciens donnent sous une version plus simple*.

On pourra comparer aussi le Saiictiis XI et celui de la messe XV, qui otTrent également ces particularités de Uième et de variations.

Les formes musicales de loutes ces pièc'es,

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