‹ L'art grégorienChapitre 7 sur 33 · I. Joan Diacre. Vila S. (iregorii, II · texte numérisé non relu

I. Joan Diacre. Vila S. (iregorii, II

Gastou^c. 4

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surpassait le messin dans Fart de la cantilène, autant le chant messin surpassait celui des autres Scolae des Gaules* ». Jean le Diacre donne également cette même appréciation.

En Italie, le chant grégorien se substitua peu à peu aux habitudes précédentes. Dans le cours du ix^ siècle, à part la métropole de Milan, qui conserva le rit et le chant ambrosiens, les diverses églises paraissent avoir complètement adopté la mélodie romaine. On ne cite qu'un seul exemple d'exception : une lettre très curieuse du pape Léon IV (847-855), retrouvée il y a peu d'années, ■ est un des plus remarquables témoins de la tradition grégorienne et de la diffusion du chant romain. Un certain abbé Honorât, qu'on croit avoir gouverné le monastère de Farfa, restait seul à tenir opiniâtrement à des mélodies que tous, autour de lui, avaient abandonnées. Le pape Léon IV, qui, élevé dès son enfance à la scola du monastère romain de Saint-Martin, était un connaisseur, écrivit à l'abbé Honorât, lui ordonnant d'introduire le chant grégorien dans son monastère. Le pontife vante « la douceur du chant de Grégoire, et sa manière de chanter et de lire dans l'église, qu'il ordonna et régla )).

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