‹ L'art héraldiqueChapitre 106 sur 150 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

riées, rien n'obligeait les fabriciens à faire mettre les armoiries du seigneur sur les cloches qu'ils faisaient fondre. On peut donc en rencontrer qui n'aient point de blason.

Les châteaux avaient naturellement la marque nobiliaire du possesseur, c'est-à-dire son blason. Sa place ordinaire était la clef de voûte delà principale salle sur laquelle il était sculpté. Ce qui n'empêchait nullement qu'il ne figurât ailleurs; mais la grande salle, celle où se tenaient les assemblées, où se donnaient les audiences, était obligatoirement ornée de l'écu seigneurial.

Aussi les grandes cheminées étaient armoriées, et les portes des villes, des châteaux et des hôtels étaient généralement pourvues au-dessus de leur entablement d'un cartouche sur lequel se trouvaient sculptées les armes du seigneur.

Seul, parmi les grands-officiers de la couronne, le chancelier avait jadis le droit d'avoir dans sa demeure des tapisseries semées de fleurs de lis.

Il y arborait les armes de France et les attributs de sa dignité.

C'était une prérogative dont nul autre officier ne jouissait.

Donc, à part les appartements royaux et ceux du chancelier, nul ne pouvait être décoré de fleurs de lis.

Ce fut au moyen âge qu'on commence à peindre les murs à fresque et à les couvrir de blasons ; plus tard, on les tendit d'étoffes peintes de la même manière; les soliveaux étaient magnifiquement décorés de dessins variés et d'armoiries en couleur.

acxï L'ART HÉRALDIQUE.

Les voûtes des caissons en étaient également ornées. On alla jusqi^à faire des pavages en mosaïques armoriées.

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