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CHAPITRE VI

ceau de la cotte d'armes, puis à en faire représenter Pimage par la peinture.

A une fête donnée à Vendeuil par le comte de Namur, en 1 187, les Flamands et les Brabançons portaient des habits d'or semés de lionceaux de sable, et les chevaliers venus du Berry étaient habillés de samis de gueules parsemé de léopards d'or; les Vermandoisiens parurent vêtus de samis de sinople semé d'aigles d'or.

Sous Charles V, on chamarrait les habits de toutes les pièces de son écu.

Lorsque, en 1423, se firent, à Lille, les joutes de l'Épinette, le maïeur, les échevins d'Arras, deux échevins et cent notables s'y rendirent, « Tous ceux qui furent du voyage reçurent du magistrat une casaque blanche et verte sur laquelle se dessinait un rat, symbole des armes de la cité. »

Dès la fin du règne de Louis IX, les femmes nobles commencèrent à porter des robes blasonnées justes et montantes; à droite, elles placèrent les armes de leur mari, et à gauche celles de leur propre famille.

De 1270 à i35o, on les voit broder sur leurs vêtements, robes, surcots, manteaux, les pièces qui entraient dans la composition de leurs armoiries.

Une enluminure ancienne nous montre une femme vêtue d'une robe de dessus garnie d'hermine sur la poitrine (fond du blason probablement), avec une bande d'or. La partie inférieure est de drap d'argent avec un lion rampant et trois étoiles de gueules.

Vers la fin du règne de Charles V, les habits mipartis furent d'un usage général parmi la noblesse; ils se composaient de deux couleurs, celle du fond de l'écu

i'art héraldique. i +

et celle de la pièce principale; mais bientôt les gentilshommes donnèrent ces habits à leurs valets et les bourgeois, par imitation, les adoptèrent.

A l'entrée de l'empereur Charles IV dans Paris (i 377), cinq cents bourgeois vêtus de robes mi-parties de blanc et de violet se portèrent à sa rencontre. Le roi avait une cotte hardie d'écarlate et au-dessus un manteau semé de fleurs de lis d'or.

Les habits mi-partis firent place aux vêtements armoriés.

Les chevaux des nobles étaient aussi couverts de housses armoriées. Du Cange, en faisant Ténumération du harnois qui appartient au chevalier, mentionne a l'escuçon de la bannière » sur le col couvert de cuir.

Le cheval du seigneur de Ravestain portait une housse parsemée de bordures et de coquilles, emblèmes du seigneur de Hautbourdin. Le cheval du sire de Créqui était aux armes de Lancelot du Lac, avec la bande de Benouhic. Celui du seigneur de Ternant avait les armes de Palamèdes (1447, tournoi de Bruges).

Le roi d'armes portait sur la poitrine le blason émaillé des armes de France.

Lui et ses hérauts étaient revêtus aux cérémonies de leur cotte d'armes de velours violet cramoisi, chargée devant et derrière de trois fleurs de lis d'or et autant sur chaque manche, oU le nom des provinces dont ils avaient le titre était écrit en lettres d'or.

Le héraut des ordres du roi portait une cotte d'armes de velours violet semée de fleurs de lis d'or avec les armes et les colliers devant et derrière.

Les poursuivants d'armes portaient leur cotte tour-

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