CHAPITRE IX
dire du cimier allemand qu'il est l'armoirie etquel'écu n'en est que l'accessoire ».
A côté des trompes, des plumes de paon, on y voit des figures humaines sans bras et des membres d'animaux, des harpons, des mitres et des partitions enclavées.
Une particularité des écus allemands, c'est la damasquinerie dont ils couvrent le champ et quelquefois même celui des pièces.
Quand un écu est damasquiné, ou une pièce, on dit l'un ou l'autre diapré; c'est le terme consacré. A l'imitation des Allemands, les Suédois, les Danois, ont souvent des blasons diaprés.
En Allemagne, on n'a pas grand souci de la règle absolue en France et dans les pays d'origine latine, qui défend de mettre métal sur métal ou émail sur émail, pas plus que de l'habitude que nous avons de tourner à dextre les têtes d'animaux et en général tout ce qui est placé de profil, et de spécifier tout ce qui est contourné.
L'Allemand ne s'occupe pas de cela ; il ne songe qu'à composer un joli blason, et s'il trouve que des bandes ou des cotices feraient meilleur effet tournées du côté opposé, il fait des bandes des barres et des cotices en bande, des cotices en barre.
Les aigles, les éperviers, les vautours meublent beaucoup de blasons, et on est assez surpris d'y rencontrer nombre de fleurs de lis; mais ce qui domine, ce sont les instruments de guerre ou de chasse très rarement en nombre. Chaque écu représente d'ordinaire une pièce et rien de plus.
L'ART H*KALL,1QL'I, j£
a + a L'ART HERALDIQUE.
Quant aux couronnes, elles sont indifféremment portées par tous les membres d'une même famille, aînés ou cadets, fils ou filles. Une famille est comtale,
Fîg, 263.
donc tous ceux qui en font partie sont comtes ou comtesses.
La couronne impériale est une espèce de bonnet, de tiare, qui supporte un globe sommé d'une croix et qui est resserré dans sa partie inférieure par un cercle d'où s'échappent deux pendants ou bandeaux enroulés comme ceux des mitres des évêques.
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