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CHAPITRE PREMIER

Fig. 10.

composé, s'il est divisé en plusieurs compartiments de couleurs différentes et qu'on appelle des partitions.

Il peut y avoir jusqu'à quarante-huit divisions oii quartiers sur un blason ou écu.

11 faut toujours commencer pour blasonner, c'est-à-dire pour expliquer ce qui est représenté sur cet écu, par le quartier placé à l'angle supérieur dextre (en haut à

gauche).

Reprenons ce qui regarde l'écu simple.

Un écu qui est d'une seule couleur, sansaucune pièce ou figure tracée dessus, c'est-à-dire tout rouge ou tout bleu, se nomme un écu plein; il y en a très peu. En

voici un : de pourpre plein.

C'est ce qu'on nomme aussi une table d'attente.

Les blasons français sont, en général, moins chargés de pièces et de figures que ceux de l'étranger, et parfois on est surpris de ne voir sur un écu qu'une croix, une bande, etc.

Fl6 * Cela s'explique cependant.

Les armoiries les moins compliquées sont, sinon les plus honorables, du moins les plus anciennes; la raison en est toute simple. Le premier homme d'armes qui a voulu faire remarquer son écu n'a eu besoin pour cela que de le colorier en bleu, en jaune ou en rouge.

l'art héraldique. a

Le second a choisi une couleur autre que celle prise par le premier.

Or, une fois les sept couleurs primitives employées, le huitième homme d'armes, pour se distinguer des autres, a peint son e'cu de deux couleurs en le partageant en deux parties, horizontalement, je suppose; le neuvième a fait de même en partageant le sien verticalement, le dixième Ta coupé en deux obliquement.

Puis quand ces dispositions ont été épuisées, qu'on eut partagé les blasons en trois, puis en quatre, en alternant les couleurs, il fallut bien arriver à une autre combinaison, et c'est alors qu'après avoir peint son écu en bleu ou en blanc, on représenta soit une croix, soit un lion, soit un chevron, de couleur différente sur ce bleu ou ce blanc.

Et le nombre des figures qu'on représenta de la sorte fut considérable.

Mais cela ne suffit point encore, parce que, dans l'origine, on choisit de préférence certaines pièces qu'on nomma héraldiques.

Et comme il y avait des gens qui tenaient beaucoup à ces pièces et qui trouvaient que la représentation d'une fleur, d'une boucle, d'un oiseau n'éveillait pas dans l'esprit de ceux qui regardaient leur écu une haute idée de leur goût, ils s'en tinrent aux pièces héraldiques; mais ils les doublèrent, les triplèrent ou les accompagnèrent d'autres figures de moindre importance.

Pour que L'attention du lecteur ne s'égare pas sur ces diversions, revenons à la composition des armoiries, telle qu'elle figure dans tous les traités de blason qui

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