CHAPITRE III. I
pareil à celui des rois, mais la visière un peu moins ouverte.
Les princes et les ducs non souverains, les cheva-
Fig. 178. Fig. 179- Fig. 180.
liers, les amiraux, les maréchaux et les autres grands officiers portent le heaume d'argent, taré de front à neuf grilles ou barreaux, la visière, œillères, nasal, ventail, bordure et clous d'or.
Fig. 181. Fig. 182. Fig. i8j.
Les marquis le portent d'argent, taré de front et à sept grilles.
Les comtes et les vicomtes le portent d'argent, taré de deux liers et ne montrant que sept barreaux.
Les barons et les anciens gentilshommes le portent
d'argent bruni, taré de deux tiers et ne montrant que cinq barreaux.
Les gentilshommes de trois races et les simples gentilshommes doivent le porter d'acier poli, taré de
profil, la visière ouverte, le ventail abaissé, montrant trois grilles à la visière.
Les nouveaux anoblis doivent le porter de fer, taré de profil et morné, c'est-à-dire clos et fermé, la visière abattue.
Fi g . ,8 + . Le heaume des bâtards est, comme
celui des anoblis, à la réserve qu'il est contourné, c'est-à-dire tourné à sénestre.
Voilà des règles bien établies, mais il ne faudrait pas s'y fier aveuglément. A toutes les époques, même à celle où la hiérarchie nobiliaire était neitement définie et observée, on vit des gens tricher et mettre sans façon au-dessus de leurs armes un casque de marquis, alors qu'ils n'avaient aucun droit à prendre ce titre.
Il faut donc être circonspect à la vue d'un cachet ou d'une pièce d'argenterie armorié et timbré d'un casque ; on court souvent le risque de titrer bien à tort le plus mince hobereau. Et si on constata ces empiétements même sous le grand roi, qu'on juge un peu combien ils sont devenus nombreux sous la Restauration et surtout sous le second empire.
Il convient cependant d'ajouter que si nombre de bourgeois timbrent leurs armoiries d'un casque, s'ils sontde Paris, ils y sont en quelque sorte autorisés par une ordonnance du roi Charles V du 9 août 1 3 7 1 , qui