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CHAPITRE III

Fig. 197.

Les rois de France et les princes de la maison royale portaient au-dessus de leurs armoiries un pavillon, sorte de dôme en velours bleu semé de fleurs de lis d'or, que quelques héraldistes appellent le chapeau (fig. 248).

Les souverains des autres nations le portent couleur pourpre.

Le pavillon surmonte le manteau; mais, réunis, on les comprend tous deux sous la dénomination de pavillon.

Quant aux ducs ou princes souverains, mais qui relèvent d'une autorité supérieure ou sont nommés à l'élection, ils ne portent que le manteau dont ils relèvent les courtines de chaque côté et qu'ils surmontent de leur couronne. Tous ces manteaux sont doublés d'hermine.

Les grands dignitaires des États, tels que les ducs titrés et les princes du Saint-Empire, avaient aussi le droit au manteau de pourpre.

Les pairs de France jouissaient du privilège de surmonter ce manteau d'une toque ornée d'un gland d'or et entouré de la couronne indiquant le titre attaché à leur pairie. (Voir Pair-Maréchal, fig. 198.

Le manteau de pair était d'azur, doublé d'hermine, bordé d'une frange d'or.

Le manteau du chancelier était de drap d'or (sous le règne de Louis-Philippe, il était de pourpre), et les

j-'art héraldique.

Ida L'ART HÉRALDIQUE.

présidents du Parlement le portaient d'écarlate doublé d'hermine et de petit-gris.

Les ducs portaient le manteau fleurdelisé.

Fig. 198.

Au reste, sous l'ancienne monarchie comme sous l'empire, toutes les dignités, les grandes charges et les» hautes fonctions donnaient droit à ceux qui en étaient revêtus ou les exerçaient, d'ajouter à leurs blasons certaines marques extérieures destinées à les indiquer; sauf quelques rares exceptions, on ne les voit plus sur

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