Birwood, loc. cit., I, p
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a6 - L*ART INDIEN.
les verriers (manihars) musulmans. Les plus habiles émailleurs, qui sont ceux de Djeypour, se reconnaissent eux-mémes incapables de préparer ces émaux !. Cependant, depuis quelques années, un ou deux orfévres de Lahore sont venus se fixer a Djeypour, ot ils manipulent leurs matiéres premiéres ?. Mais, ce qui est trés facheux, lindustrie européenne a réussi A se créer des débouchés jusque dans le Radjpoutana, de telle sorte que les artistes de Djeypour se servent souvent de nos produits; et cela pour obtenir des résultats absolument détestables, qui devraient les maintenir dans les principes essentiels de la fabrication indigéne. Tout ce que.l’Europe touche ou influence, en Inde, dans quelque branche d’art que ce soit, perd, du coup, a ce contact, ses meilleures qualités. Les bleus francais, employés a Djeypour, ont donné les plus’ mauvais effets. Et il n’y a pas 1a a arguer, comme le font nos industriels, de l’incompétence des ouvriers hindous, car on peut dire, sans parti pris, qwil n’y a nulle part, 4 Paris non plus qu’ailleurs, d’émailleurs capables de rivaliser avec ceux ‘de Djeypour, et d’établir ce plat extraordinaire, offert au prince de Galles, et qui, par ses dimensions comme
1. Ils les faisaient aussi venir de Delhi, d’aprés M. E. Sénart : « Détail bizarre et caractéristique, ces habiles ouvriers de Jeypore ignorent le secret de leurs couleurs, ils les obtiennent de Delhi, ot leur art est pourtant cultivé avec bien moins de talent et de succés. » (Gazette des Beaux-Arts, 1° janvier 1890, p. 48.) — Les émailleurs de Delhi sont, semble-t-il, en progrés, les derniéres expositions de lI’Inde l’ont prouvé. (Cf. S.-S. Jacob et H. Hendley, loc. cit.)