‹ L'art indienChapitre 120 sur 160 · E. Sénart, Joc. cit · texte numérisé non relu

E. Sénart, Joc. cit

Sith

couvert d’or et d’argent, resplendir sous un revétement de pierres précieuses, est encore, dans I’Inde, une des nécessités du pouvoir, comme aussi de posséder une innombrable vaisselle de prix, des meubles d’orfévrerie et tous ces coffres, ces drageoirs, ces écrins que le souverain doit, 4 chaque occasion, distribuer aux visiteurs de marque. C’est ainsi que la boite a bétel | avec son plateau, le récipient a essence de rose avec sa soucoupe, le vaisseau 4 huile de santal, est le cadeau d@adieu que fait tout gentilhomme a sen noble visiteur, comme les rajahs donnent, dans le méme cas, un superbe chasse-mouches d’orfévrerie émaillée, ou bien une arme constellée de gemmes, A fourreau eee d’émaux.

Dans les durbars, dans toutes les assemblées officielles ol chacun cherche a éblouir par son luxe et a éclipser son voisin, le prince doit étre ’ornement central, le point lumineux de l’ensemble. Ainsi que le disent les auteurs indigénes, il est assis sur son trone, « comme la pierre précieuse et la couronne de l’assemblée? ».

gI

L’ORFEVRERIE.

L’art de V’orfévrerie est, dans PInde, comme la réplique de l’art du bronze ou cuivre. Suivant son état

Page 1