FIG. 109. — PATERE D’ARGENT
mais aucun monument ne nous reste de ces époques éloignées sur lesquelles le Rig-Véda, le Ramayana et le Mahabharata nous donnent quelques renseignements. Ils nous apprennent que les orfévres exécutaient des piéces de toutes dimensions avec le métal fauve que le Rig-Véda compare au soleil levant, qu’ils faisaient les roues et les timons des voitures en or. La, comme ailleurs, il faut se défier des amplifications poetiques et croire qu'il ne s’agissait que de simples revé-
tements. La vaisselle plate, les vases a boire sont aussi énumérés. .
Mais rien de tout cela n’a survécu, 4 moins que quelques objets d’une antiquité prodigieuse ne reposent dans quelques chasses en des endroits cachés des vieilles pagodes?.
Pour trouver quelques objets authentiques, il ne faut pas remonter plus haut que les derniers siécles de lére paienne, et encore sont-ce des spécimens de Part gréco-bouddhique, sinon de l’art purement occidental, comme la chasse d’or bouddhique (fig. 34) et la patére en argent (fig. 109) que nous figurons ici daprés des recueils archéologiques anglais. Par leur travail, ces ceuvres n’offrent aucune caractéristique indienne. On remarquera, dans la chasse si ples aeux séries de gemmes, qui sont-des rubis balais, alternant concentriquement, en haut et en bas de l’écrin, avec des rehauts fleuronnés ou srivastas, dont la figure théorique est un embléme caktiste porté de tout temps par des Hindous civaistes. Ces rehauts, comme les figures et l’architecture qui les entourent, se détachent en relief par un fin travail de repoussé. Le style général est byzantin, les oiseaux éployés, qui sont des grues ou