Birwood, loc. cit., I, p
2. Ce remarquable spécimen d’orfévrerie a été exposé au South Kensington Museum, en 1875, avec la collection de sculptures du Penjab appartenant au docteur Leitner. I fut découvert en 1835 par M. Masson, a Vouest d’Yellalabad, dans la vallée de Caboul, prés des monts Lughman. Il a été figuré et décrit dans Youvrage de Wilson, Aryana Antiqua, Londres, 1831; et aussi dans Spiers, Life in Ancient India, Londres, 1856. Voir l’étude de G. Birwood dans la Pall Mail Gazette du 3 juin 1875.
peut-étre des aigles, la forme des arcs en plein cintre
intérieur, cerné par une arcature pointue au dehors,
Vallure des figures, sont bien dans le caractére de ce dernier art. Au fond de ce petit reliquaire s’étale un lotus ornemental a huit divisions,
terminées comme les arca-.
tures des niches.
Dans la patére d'argent’, ‘le caractére occidental est plus manifeste encore,comme le sujet qui nous montre Dionysos trainé dans un char ou sont attelées deux femmes.
La panthére buvant dans un vase a vin, la vigne, la présence d’Hercule, tout indique une composition grecque copiée peut-étre dans le nord de Inde par un orfévre hindou, mais peut-étre aussi franchement occidentale et apportée
SARAI EN VERMELL.
(South ,Kensington - Museum.)
en Orient par les hasards du commerce ou de la guerre.
1. Cette patére en argent appartient a VIndia Office Library; elle a été exposée au South Kensington Museum, et provient des Mirs, ou princes de Badaskhan, qui se prétendent descendants d’Alexandre le Grand. Elle a été décrite et figurée nombre de fois, notamment par G. Birwood (Transact of the Royal Society of Litterature, nouv. série, vol. XI). Cf. Transact of the Asiatic Society of Bengal, vol. VII (Mémoire de Prinsep) et vol. X
(Mémoire de Cunningham).
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Cette patére était dorée en partie, et les figures mutilées avaient leurs tétes en or ciselées et appliquées sur le fond, comme on lobserve dans beaucoup d’objets romains. Car ce fut longtemps une mode de rapporter sur les vases d’argent des parties en or; on se rappelle la manie de Verrés, acharné a détacher ces appliques quand il se trouvait 4 quelque repas chez un de ses administrés. ee
Les procédés de travail sont les mémes chez les orfévres ou les ciseleurs de cuivres. Si les artistes du Nord et de l'Ouest s’entendent 4 enlever par places la couverte d’étain pour faire ressortir les délicates fleurettes ou les ‘ornements de cuivre, les orfévres du Kashmir et de Luknow font la méme chose pour leurs vases d’argent doré (fig. 110) ou sarais, que. fabriquent les ouvriers du Penjab avec un talent égal. Les formes élégantes de ces carafes, la délicatesse de la ciselure qui attaque l’or jusqu’a découvrir la claire pureté de Pargent par quoi s’attendrit éclat de l’or, qui semble chargé de perles, en font des objets de l’effet le plus gracieux. L’émail, le nielle concourent avec la ciselure arehausser ces magnifiques productionsd’un artluxueux et original dont les sources semblent bien septentrionales.
On est trop porté, cependant, a faire dériver tous les arts du Penjab. Au moins pour Vorfévrerie, les preuves nous manquent, et nous devons reconnaitre que, la plupart du temps, les formes des objets sont musulmanes ou, pour mieux dire, persanes, comme le prouvent les motifs architecturaux qui se déroulent’ sur la panse des vases ou sur la surface des plateaux.
Toujours des arcatures brisées ou pointues comme un écu retourné, toujours les ornements en céne, en feuille droite ou curvilighe, toujours larbre de vie avec les. oiseaux ou les poissons.
Qu’ils fondent ou cisélent des vases, des plats, des chandeliers, des lampes, toujours les mémes formes. reviennent, toujours le parti décoratif persan nait sous les doigts des ouvriers en or, en argent ou en cuivre, dans le ‘Nord. Dans le Sud, ils restent fidéles A leurs traditions décoratives, comme le prouve la belle vaisselle de Tandjore -et de Madura exposée par le prince de Galles en 1879. A Bénarés, a Nassik, 4 Poona,