‹ L'art indienChapitre 139 sur 160 · FIG. 134. — HACHE D’ARMES · texte numérisé non relu

FIG. 134. — HACHE D’ARMES

(Sind.)

relient au reste du haubert renforcé aux épaules par des écailles imbriquées. Un bassinet hémisphérique en tout semblable a celui du type persan ou sarrasin (fig. 125), a nasal mobile dont on régle la hauteur avec une vis, des brassards d’acier 4 manicles forment tout le harnois. Le bouclier compléte la défense. De celui-ci la disposition est uniforme, c’est toujours, suivant la dimension, la rondache (fig. 135 et 140) large jusqu’a mesurer sOixante centimétres de diamétre, ou Ja rondelle de poing (fig. 126) qui n’est guére plus grande quwune assiette. Quaire bossettes disposées symétriquement autour du centre muni le plus souvent d’un umbo saillant, servent 4 masquer les empattements des énarmes. Parfois, comme on le voit dans certains

beaux exemplaires du musée de la-marine, au Louvre, les quatre bossettes sont rejetées sur un méme secteur, ou elles délimitent un carré parfait. C’est qu’alors la rondache a ses énarmes montées comme dans les types européens ou la poignée est au:centre et la bride

d’avant-bras se rapproche du bord du disque.

Les boucliers indiens sont faits de diverses substances. Les grandes rondaches du Sind, en peau. de rhinocéros, sont presque transparentes, leurs

bords portent.

un listel peint comme la rosace entourant VYumbo de cui-

vre; les bossettes sont autant de fleurs en bronze res semblant a des campanules ou a des lotus. Bons contre Varme blanche, ces boucliers ne valent pas beaucoup contre les balles des mousquets, aussi employait-on les rondaches de fin aciér soigneusement battu et trempé. Sur les bossettes, comme sur le disque, le travail des incrusteurs prodiguait et prodigue encore les | entrelacs, les arabesques; « les fins damasquinages d’or

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