BOUCLIER INCRUSTE D ARGENT
Travail d’Hyderabad.
(Sind.)
mB es ‘L’ART INDIEN,
enchevétrant leurs méandres, serpents, arbres ou enroulements, s’enlévent sur le fond bleuté de Vacier’ ». Mais si, dans cet ordre d’objets, les artistes hindous ont laissé des ceuvres que lés armuriers occidentaux du xvie siécle n’ont guére dépassé comme finesse, ils sont tombés fréquemment dans une emphase de mauvais gout qu’aggravel’accumulation des matiéres précieuses et des pierreries, voire des émaux, comme si ces riches et fragiles applications pouvaient convenir a une arme, méme de parade, destinée a arréter des coups.
Jecrois que beaucoup de leurs poignards méritent un pareil reproche, comme tous ces kangiars montés sur une fusée de cristal de roche ou de jade fourmillant de gemmes, toutes ces épées dont Ja forme disparait sous la joaillerie qui les couvre. Si art décoratif a jamais erré, c’est quand il a voulu appliquer les ressources de la bijouterie 4 ’ornementation des armes.
Mais, quand il s’est dégagé de tout ce luxe de mau-
ETRIER BRONZE (XvIII° s1ECLE).
(Baroda.)