Birwood, Industr., Arts, Il, p
était tombée en 1874 a 158,300 francs‘. » La valeur artistique des tissus n’a point varié cependant en bien des points de production ou la tradition nationale s’est conservée pure, comme dans ces belles indiennes couleur d@ivoire dont les dessins sont encore aussi purs que les ornements sculptés sur les temples d’Amravati, de Sanchi et de Bharhut?. L’indienne est un des tissus -qui se drapent avec le plus de fermeté et qui se prétent le mieux a envelopper dans ses plis le corps souple et pur des beautés hindoues (fig. 141). Les plus simples pagnes blancs font.sur la femme qu’ils enveloppent, par leurs larges bordures pourprées, Veffet d’un laticlave romain.
La nomenclature des tissus de coton indiens, de leurs centres de production, serait longue. II faudrait citer les belles indiennes de Moultan, les tuniques et les robes de Derajat nommées /unghis et khesis, comme celles de Peeshawer, les écharpes bleues a extrémités cramoisies du Kohat, celles a bordure dorée des monts du Rawalpindy. Les mousselines de Dacca, de Delhi, d’Arni ont résisté a la-concurrence anglaise, comme les salampiers bleus de Nellor, les saris imprimés d’ Ahme-
dabad et de Surate, etc.
Teinturiers habiles, se servant surtout de produits végétaux purs, comme les indigos et les garances, les Hindous ont su de tout temps préparer des ornements en réserve par l’application de mordants. Ainsi ils obtiennent encore ces tissus fameux déja du temps de Pline et ou une méme piéce d’étoffe présentait plu-