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CHAPITRE II

L’architecture religieuse. L’art hindouiste.

Outre les ouvrages déja cités, consulter : S. Lévi, Grande Encyclopédie (article Hindouisme). — Monier Williams, Brahmanism and Hinduism, Londres, 1887, 2° édit. — Emile Guimet, Huit jours aux Indes (dans le Tour du Monde, 1886-1887). — John Dawson, A classifical Dictionary of Hindu mythology, Londres, 1879. —.Ed. Moor, The Hindu Pantheon, Londres,

L’architecture hindoue proprement dite répond a la religion hindouiste, dite aussi néo-brahmanisme ou brahmanisme sectaire. Elle se divise trés. naturellement en trois styles : dravidien, chaloukya et indoaryen. Mais les: productions de ces trois styles se relient entre elles par le caractére commun d’une méme observance de culte. Le temple hindou montre toujours ce cété original d’une religion primitive ou les actes « ont gardé le caractére individuel rigoureusement prescrit par le brahmanisme'». Quelles que soient ses dimensions et ses formes, il comporte, en

“1. Sylvain Lévi, Hindouisme, p. 102, col: 2.

principe, un édicule extrémement restreint, sanctuaire ou se dresse image du dieu, Vishnou, Civa, ou quelqu’autre, et qui est isolé au milieu d’une grande cour intérieure délimitée par une enceinte. « La générosité des fidéles peut, dit M. Sylvain Lévi, étendre cet enclos, y multiplier les chapelles secondaires sous Vinvocation du méme dieu ou des divinités associées en sousordre a son culte, y élever des abris pour les pélerins, des batiments pour les prétres et le personnel du sanctuaire, y ériger des statues; la fantaisie des architectes peut tracer autour de la chapelle centrale des galeries rectangulaires a lignes paralléles, rehausser le sol entre chacune d’elles et les élever en étages successifs ; la disposition fondamentale n’en est pas modifiée. »

I] ne faut pas oublier que beaucoup de lieux de culte ne sauraient rentrer absolument dans un type aussi simple, car les brahmes se sont emparés, toutes et quantes fois qu’ils ont pu, des anciens sanctuaires ou des monastéres bouddhiques. C’est ainsi que certaines caves primitivement vouées au Bouddha, dont ces prétres se’ sont constitués les gardiens, ont leurs murailles couvertes par les images des divinités pouraniques. Il faut dire encore. que ces dieux triomphaient déja, dans les cceurs de la foule, aux époques ou le bouddhisme et le djainisme représentaient les confessions officielles, et que leurs images venaient s'associer dans les caves a celles des Bouddhas et dans les temples a celles des Djains. Depuis trés longtemps, la confusion était compléte. A Bouddha-Gaya, ce qu’adorait la multitude des fidéles, c’était ’empreinte du pied de Vishnou. Sans doute les: brahmes n’eurent-ils que

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peu a faire pour rallier la majorité aux cultes de Civa et de Vishnou. Cela saute aux yeux a Ellora, ot l’on fouilla la pierre pendant plus de trois siécles, a cette époque ou le bouddhisme commengait a entrer dans

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