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FIG. 12, — GROTTE DU LION, A ELEPHANTA

son déclin. « Cette période du vr° siécle au 1x¢ (de notre ére) est celle, dit G. Le Bon, ou, suivant nous, le bouddhisme retournait graduellement au brahmanisme en se fusionnant avec l’ancien culte, qui devait l’absorber bient6t tout entier. Au lieu d’y figurer seul ou entouré seulement de deux personnages, comme dans les monuments antérieurs, Bouddha, sans perdre encore sa prédominance, est entouré de nombreuses divinités accessoires, constituées non seulement par une longue série de bodhisattwas, mais encore par d’anciennes divinités purement brahmaniques. I] est fort difficile

epved L’ART INDIEN.

de les identifier toutes, 4 en juger par la différence d’interprétation que j’ai eu occasion de constater chez les Pandits les plus instruits; mais il en est sur lesquelles le doute n’est pas possible. Parmi les sculptures des temples essentiellement bouddhiques d’Ellora, on voit figurer notamment Indra, dieu du ciel; Kali, déesse de la mort; Sarasvati', etc. »

Ces singularités se remarquent dans bien des temples du centre de l’Inde, elles existent autant dans le parti architectural que dans le parti décoratif. I] existe des caves qui, comme celles d’Elephanta, sont brahmaniques. Les Brahmes avaient pris des bouddhistes la tradition de sculpter le temple a méme le roc de la montagne. Et, d’autre part, on voit que les architectes djainas qui ont élevé les grands temples de Sravana Belgola, l’ont fait d’aprés les principes des constructeurs dravidiens, qui élevaient déja leurs pagodes.

En principe, ceux-ci ont adopté le plan rectangulaire et la tour pyramidale a étages. Les Chalukyas prirent comme plan fondamental la forme dune étoile avec la tour pyramidale. Les Indo-Aryens construisirent sur le plan carré, avec leurs démes en sikras curvilignes ou la tour. Mais, a quelqu’un de ces styles qu’elles appartiennent, toutes les pagodes hindouistes présentent des caractéres communs qui sont dans l’épaisseur extraordinaire des masses et l’absence complete des vottes a points convergents. Ce dernier prin-

cipe est fondamental : il a été appliqué A tous les

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